Posts Tagged ‘sang’

poésie, prose L’on ne cesse d’espérer

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Chemise enrobée de froid
Bras hurlant de viscosité
J’espère un toit en moi
Moiteur obscène, vile mortalité

Tuck your veins
Wait to gain
All hope is
Just a fetish

Wer bist du?
.. ich möchte dich
Aber du bist tot
[..buried in the ground]

Forêt d’un abysse impartial
Sanglante épopée… foutu bétail
Avare, cicatrice d’humain
Kaléidoscope de chair et de tripes
Épandu
Comme du fumier ardent
Impur d’existence… déchue
Avalée sans n’en laisser
Goutte qui suce le temps
Rognure de cerveau, lambeau de veine haletante
Abattement.
Coup.
Sur.
Coup.

Schlak!

Tombe la lame. Écrase les os. Aspire les artères.
Comme autant de moelle putrescente
Douce inspirée… couds tes paupières. Ne distingue plus que le frémissement de ma voix.
… oh que j’ai froid.

Rumeur de ville.
Sirène d’agonisant.
Polaroid de sang.
Play by play alarmant.

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nouvelle amnios, seconde version

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À travers ma vision trouble, les murs semblent dégoutter, mon ouïe saturée par un bourdonnement aigu m’empêchant d’entendre autre chose. La membrane se déchire et se désintègre peu à peu, me laissant nue. Je sors de la matrice et m’affale, car mes muscles sont atrophiés. La première chose qui me vient à l’esprit est que je suis nue, et que mes yeux ne fonctionnent pas normalement, car tout est nimbé d’un halo flou.
L’air se condense devant ma bouche à chaque souffle, et forme des nuages bleutés. Où suis-je? Pourquoi est-ce que mon côté gauche est aussi douloureux ?
Pourquoi ? Quel crime ai-je commis afin de subir un tel traitement? Mes mains, pourtant, sont vierges de toute saleté. Le fluide opaque tachant mon corps ne semble pas provenir d’une blessure quelconque. Les veines de mes bras sont gonflées à un point tel qu’on eut dit qu’un arbre sans feuilles était tatoué sur ma peau. Mon corps entier est parcouru de tremblements, comme si j’étais en manque de drogue.
Mon nez capte un mélange de vomi, de métal, de poussière, de moisi et de cuivre. L’odeur est insoutenable, je porte la main à ma bouche afin de retenir un haut-le-cœur. Je constate que plusieurs formes s’amoncellent ici et là. Mais il fait trop sombre pour distinguer de quelle nature sont ces silhouettes, exactement. Certaines sont suspendues alors que d’autres reposent contre le sol. J’ai l’impression de me trouver dans un congélateur industriel.
Est-ce des victimes des mêmes sévices que moi ? Que s’est-il passé? Pourquoi suis-je ici?
- Il y a quelqu’un ?
Pas de réponse. Dois-je commencer à paniquer ? Suis-je la seule personne en vie ? Pourquoi le sol ne veut-il pas demeurer stable ? Un banc de brouillard a envahi mon esprit et engourdit mes sens. Les murs ondulent doucement et une lumière apparaît, d’un blanc vif. Une porte qu’on ouvre? De mes doigts gourds, j’essaie de frotter mes yeux pour y voir plus clair, mais ne peux me débarrasser du voile masquant ma vue.
Quelque chose surgit, fonçant droit vers moi. Je suis presque aveugle et mes muscles ne répondent plus. Tant bien que mal, je me projette sur le côté afin d’éviter le monstre en furie. Me rétablissant, je tâte le sol à la recherche de quelque chose. Ma main glacée touche un glaçon, sur lequel mes doigts se referment. L’objet en question dégage une odeur pestilentielle que je n’arrive pas à identifier.
Un grognement sourd comme de l’eau se fracassant contre des rochers provient de derrière moi. Je pivote sur mes talons instables, levant mon arme improvisée. Je plisse les paupières dans l’espoir de situer mon assaillant, mais seule une forme floue se dessine devant mes globes oculaires inutiles. Je ferme les yeux, son souffle faisant presque vibrer la pièce entière. Une vibration pulse soudain du sol, de plus en plus forte. Avant qu’elle n’atteigne son point culminant, je brandis mon arme improvisée tout en tombant à genoux.
L’impact me jette presque à terre, mais le bruit mouillé l’accompagnant ainsi que l’absence de halètement me signifie que l’ennemi est vaincu, quel qu’il soit.
Grincement, puis soudaine clarté. On me tire vers l’extérieur, une bourrasque de vent glacé afflue brusquement dans mes poumons. Je suis en hyperventilation. Étourdie, je perds pied, mais une main ferme m’entraîne au-delà du rectangle lacté, me laissant tomber sur le sol rugueux contre mon épiderme. J’essaie tant bien que mal de contrôler ma respiration, mais je ne peux que lâcher un bref cri étouffé alors qu’un jet d’eau m’atteint en pleine poitrine. Je tente de me protéger de mes bras tuméfiés, mais la morsure du liquide est tenace.
Un humanoïde à la peau jaune, en fait un militaire vêtu d’une combinaison Hazmat, se penche sur moi, ses iris placides vissés dans les miens.
- Russ. Calme-toi. C’est fini. Tu as passé le test.

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nouvelle amnios, version préliminaire

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Les murs sont couverts de sang. Jamais je n’aurais cru cela possible. Et pourtant… encore faudrait-il remonter à la source de ce qui avait provoqué cette situation finale. Cette élucubration de mes sens n’a pour nom qu’aliénation. Je vois trouble; mon ouïe est saturée par un bourdonnement aigu qui m’empêche d’entendre ce qui se passe autour de moi. L’amnios se désintègre peu à peu, me laissant face à l’horreur de la situation. La première chose qui me vient à l’esprit est que je suis, moi aussi, couverte de sang dans un lieu impossible à déterminer. Il y règne un froid bien au-dessous du point de congélation; l’air se condense devant ma bouche à chaque souffle, et forme des nuages bleutés. Où suis-je? Pourquoi est-ce que mon côté gauche est aussi douloureux ?
Je tente de me lever afin de marcher sans succès : je suis retenue par un lien m’empêchant de me mouvoir. Pourquoi ? Quel crime ai-je commis afin de subir un tel traitement? Mes mains, pourtant, sont vierges de toute saletés. Les fluides opaques et sanglant tachant mon corps ne semblent pas provenir d’une blessure quelconque. Les veines de mes bras sont gonflées à un point tel qu’on eut dit qu’un arbre sans feuilles était tatoué sur ma peau. Mon corps entier est parcouru de tremblements, comme si j’étais en manque d’une quelconque drogue…
Une bourrasque soudaine parvint à mon nez. Mélange de vomissures, de métal, de poussière, de moisi et de sang. Elle est insupportable; je porte la main à ma bouche afin de retenir un haut-le-cœur. Je constate que plusieurs formes s’amoncellent ici et là. Mais il fait trop sombre pour distinguer de quelle nature sont ces formes, exactement. Était-ce des victimes des mêmes sévices que moi ? Que s’était-il passé? Pourquoi étais-je ici?

- IL Y A QUELQU’UN ?

Pas de réponse. Devais-je commencer à paniquer ? Étais-je la seule personne en vie ?… Pourquoi le sol ne veux-t-il pas demeurer stable ? Je me sens inconfortable, comme si un banc de brouillard a envahi mon esprit et engourdit mes sens. Les murs ondulent doucement et une lumière apparaît, vive et blanche. Une porte? De mes doigts gourds, j’écarte le voile masquant ma vue… Quelque chose me prend et m’agrippe fermement, me tirant sans merci vers l’extérieur. Prise de panique, je hurle, mais un tuyau inséré dans ma gorge m’en empêche.

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prose crémation

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Ciel sauvage me tombant dedans à plein régime tonitruant moi décadent possédant l’ennui de mes plus beaux jours désabusés aliénation annihilée de votre religion débalancée; honteuse putréfaction de votre nauséabonde ironie de l’enfer jaune de vos nuits enfantés sans grande douleur mais source d’anéantissement total.

Amère sauvagerie éventrée d’une cervelle carbonisée telle un cœur recroquevillé sur lui-même, effrayé de voir le gouffre envahissant couronné de barbelés d’os cassés cristal de pacotille recelant un pactole tuméfié, agonisant dans son sang blanc sur noir l’heure est telle qu’il faut s’imploser les artères rétrécissant à vue d’œil; tu me regarde de ta main blanchie….

Je veux mourir.

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prose Il est difficile de s’imaginer (version remaniée)

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Il est difficile de s’imaginer

(version remaniée)

Il est difficile de s’imaginer seul dans un monde qui prône la vie à deux; deux de pique sans sagesse sans accroches, mais surtout pas sans anicroche
Il ne faut pas continuellement se pendre aux basques que dis-je, aux crochets de notre passé car sinon on risque de
seulement rester bloquer de ne point avancer et de reculer face à l’adversité qui s’engouffrera dans nos brèches les plus infimes car nous n’aurons jamais réussi
(en réalité) à colmater ces failles qui font défaillir
Il est triste de se voir dans ce miroir déformé interdis de penser
Défendu de songer à autre chose qu’à soi-même car il est de ce paysage effacé
se prenant à penser à un petit rien un je-ne-sais-quoi l’obsédant jusqu’à plus soif il n’a plus faim de toute façon : il est déjà rongé jusqu’à l’os déjà bue jusqu’à la lie la coupe du j’attends tout, mais en fait rien ne vient. Triste de se voir Dans cette haineuse image Comme si c’était une autre personne et pas nous Qui nous murmure C’est pour ton bien Sales rats; foutues pensées macérées Dans un bocal à mâcher Prêt-à-porter et à consommer Blanc de sang Et rouge de honte Il marche parmi les ombres plongées Soupirant…
… il a perdu son imagination Vagues sans lendemain sur une plage déserte de sable
rocs pointus s’enfonçant dans ses chairs il désire qu’une main fine, mais avide mette fin à ses attentes…

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prose Il est difficile de s’imaginer

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Il est difficile de s’imaginer seule dans un monde qui prône la vie à deux; deux de pique sans sagesse sans accroches, mais surtout pas sans anicroches.

Il ne faut pas continuellement se pendre aux basques que dis-je, au crochets de notre passé car sinon on risque de staller, de ne point avancer et de reculer face à l’adversité qui s’engouffrera dans nos brèches les plus infimes car nous n’aurons jamais réussi
(en réalité) à colmater ces failles qui font défaillir.

Il est triste de se voir dans ce
miroir déformé
qu’est celui de notre perception; anormal car la dite « société » nous dicte et nous fous du plomb dans la cervelle (ailée), gueulant à tort et à travers ses énoncés et ses paraphrases; points d’exclamations mais surtout, ses interdits.

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