Posts Tagged ‘rage’

poésie comme il se doit

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Les mots se mélangent
S’entrechoquent
Mais la douleur
Demeure
Les coups de
Langue répétés
Ligne maintes fois
Aspirée
Blancheur divine
Douce endorphine
…Liquide…

Je..
ne..
peux…
plus…

respirer..

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poésie si vis pacem

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Je suis un bloc de granit
Sur lequel les gens tapent et s’acharnent
Et puis lorsque je m’effrite
Je n’ai plus aucun charme
Tout le monde s’en fout
Ils me brûlent par les deux bouts
Je ne suis que passage éphémère
« On dirait que t’as vécu l’enfer »
C’est pour cela que ceux m’approchant
Reculent tout aussitôt, cramant


Je suis un leucocyte
Cancer rampant dans mes veines dévastées
Débordant alors que je m’étiole, mal chronique
Sale rampant s’insinuant dans mon cerveau dénudé
Avide de comprendre, arrosé de copieux mensonges chinois
Manque de tactique pour évoluer
Pense à coup de dents cramoisies
Devant sentiments mis à nu, ne pas céder
Ranger ma peine de côté


J’inonde inutilement un océan déjà bondé
Gaspillage de réserves amoindries
La vérité du palpitant, existe-t-elle encore?
Où se porte le véritable intérêt, une fois le maléfice rompu?
Est-ce que la réalité vaut la peine d’être abordée?
Tu y goûtes puis sais que tu ne pourras le supporter
À quand un être qui n’aura pas peur?
Je me bats, seule, contre ces foutues craintes dissimulées


Je n’en peux plus.

Vous n’êtes qu’une armée de leurres


Jamais plus l’on ne m’ordonnera de respirer

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poésie Je voudrais..

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Je suis fatiguée de toujours penser.

Penser à toi alors que je sais que je n’aurai rien de toi

Ne promettre rien alors que les sangs s’échauffent et murmurent:

“N’aie pas peur.. Je ne te ferais pas mal”

Mais non.. Connaître par coeur la rengaine ne permet pas de s’en protéger d’une fois à l’autre.

Réagir différemment ne permet pas de pouvoir immuniser un coeur brisé maintes et maintes fois alors que les mains ne peuvent que crier de douleur.

Sale couleur que prend mon teint.. ne me demande plus pourquoi j’ai choisi vermillon.. Cela va si bien avec mon derme clair…

Je voudrais tant.. Promettre… et résister.. à ce désir qui me réduit en cendre..

Faucher cette foutue douleur et empêcher toute réaction non autorisée..

Je voudrais être un voleur. Kidnapper ton âme et l’emporter loin, très loin derrière cette montagne nommée trahison.

Je voudrais pouvoir écrire sans fin. Sans faim. Sans rien.

Je voudrais être en mesure de faciliter la transition entre l’humain et le vide.

Je voudrais tant que tu réalises.. la portée.. de tout ce que j’ai appris..

Je voudrais tant cristalliser ce moment. Ce simple moment. Dans une goutte d’eau..

Je voudrais tant boire à ta source et m’en repaître alors que cent malheurs nous tournoient autour.

Je voudrais vomir mes sentiments par les tripes. Dégueuler mon coeur, ce pauvre con. Ce foutu muscle sautant parfois quelques battements, le temps d’observer et de rire du monde autour.

Je voudrais tant provoquer une implosion. Me rendre laide.. Autant à l’extérieur qu’à l’extérieur.

Je voudrais connaître mes doigts sur les tiens. Ronger jusqu’à satiété le fil de la vie qui nous incombe. Tomber dans l’éternité-minute.

Je voudrais être surpuissante. Manger les risques et les recracher au loin. Triturer de mes phalanges meurtries le fruit d’un amour déchu.

Je voudrais être capable de t’aimer librement.

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non-vie la fin de quelque chose

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Complètement crevée. Hors de ce monde. Métastase de mon cerveau liquéfié par un trop-plein de données binaires. Je crois bien que c’est la fin! Ça sens la fin, surtout le brûlé. Le rôti de tripes. Je suis au bout du rouleau, et j’entame à peine le boulot.

Je ne sais pas de quoi je parle. Seulement que ça dois sortir. J’espère ressentir mieux après mon coma temporaire.

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poésie fil de fer

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Le pied posé sur ce lac gelé, je me laisse aller à mi-chemin entre sentiment et trahison
Peut-être déciderais-je de me laisser couler, perdre toute émotion, geler ma raison
Foutue traîtresse de ces nuits avares de sommeil
Je jure devant quelqu’un désirer t’entrevoir en vermeil

Mater une fois pour toute la manipulation dont tu sembles si fanatique
Employer ma trique électrique pour te fendre le joli minois
Briser une à une les étincelles de tes yeux, matière sans joie
Saccager les mots avant qu’ils sortent de ta bouche d’hypocrite

Vie passée à s’alimenter à l’espoir, tué dans l’œuf
Je feins de n’avoir cure, mais ma tristesse devient neuve
Renouvelée à chaque coup donné
Par ces mots, si jolis mots, enrubannés de sombre mensonges
Ombres murmurées, dissimulées entre tes dents et ta langue
Que j’aimerais arracher
L’enfoncer dans ta gorge, piquetée de tous ce que tu m’as refilé
Opportunité perdue, maintes fois éperdue…

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prose la moindre des choses

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Je me demande ce que je fais là, à rager contre mon soi-disant manque d’inspiration alors qu’il ne s’agit que de se pencher sur le clavier et de laisser parler les touches. Ils s’égrènent en me laissant seule, ces mots. Mots qui parfois sont hors de ma portée alors que d’autres fois, ils me viennent en bouche par centaines, déboulant en paquet de mes lèvres. Je reste là, assise sur cette chaise alors que dehors le ciel explose ; la pluie crachée à un rythme de mitrailleuse.

Songeuse, je laisse mes doigts marteler le plastique du clavier, en cadence avec la musique provenant de la fenêtre ouverte. Je me lève brusquement, et me dirige vers la fenêtre, écoutant la civilisation qui rageait, là dehors, pendant que je me trouve en plein milieu d’une rixe avec moi-même. Quel pathétisme, aurais-tu dit de ta voix moqueuse, pleine de sous-entendus. Bien que tu sois à des kilomètres de moi, j’arrive toujours à t’entendre, bien malgré moi. Dehors, j’entends l’orage qui me dicte, mot à mot, sa façon d’être, alors je note, tâchant d’en prendre un peu pour moi aussi.

Sa musique digne d’une formation industrielle envahit l’empyrée de pétarades désaccordées mais qui, à mon oreille, est harmonieuse. Sa rage est comparable à la mienne ; inarticulée mais palpable. La rage de mots pris en boule dans ma trachée-artère, me laissant étouffer…

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poésie see what you did

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See what you did?
Know what the fuck you did
‘Coz you are gonna need it where you go
to hell you’re going
to die you’re going
walk on your grave I will
.. not pity you I will..
not until..
you realize
the
fucking
shit
you
made
me
go
through

tu m’as poussée à m’auto-détruire
intellectuellement
faire des choses pour toi
tout ça pour un amour à sens unique
écrasé sur une voie publique
un non-sens sans dessus dessous
à poil et nu sans armure
naw.. fuck you.. tu penses que tu m’as eue ?
tu penses que.. tu me connais ?
tu m’as .. aliénée
assimilée
comme une ostie d’traînée
comme si j’était juste un déchet
vraiment comme ça tu crois que je vois pas. Je suis aveugle, borgne d’un œil et médusée de l’autre
foutues émotions.. elles m’ont encore eue !
well wake up !
you’re fucking ALONE now
you’re gonna be
always.. forever..
‘coz you won’t
WAKE UP
Saddest thing is.. I tried
‘coz I loved you
but now I realize
you are happy as you are.
Fucking BLIND like you are
.. think I’m gonna cry for you?..

[Parce que ça soulage!]

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poésie mélancolie

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Putain de nostalgie.. elle m’envahi, et me sors.. par tous les pores de ma peau malfamée. C’est vrai, quoi, avec la rigueur que tu mets à ne pas reprendre contact avec moi, il faut croire que je ne suis plus à la hauteur.
Nuits sans vie; sans chaleur, seulement la chaleur douce-amère du houblon. Mais faut-il être désabusé de la vie pour ne plus rien sentir.. ? Rien que le vide.. d’une existence qui a (mal) tournée; qu’on ne fait que diriger.
Ergonomie mal.. exprimée dans un corps expiré. Expié de toute douleur et sensations. Les yeux, comme du béton mal armé; caoutchouteux comme mon regard; mélasse.. attrape-moi et liquéfie-moi cet organe palpitant au creux de ma poitrine; je n’en veux plus!
Ça sers à quoi?.. Tu vas où comme ça? Je dois m’attendre à quoi? Pourquoi?.. Pourquoi?. Pourquoi? Insinuations sans aucun bon sens; meurtrissures à éviter mais qu’on ne fait que se lancer à tour de bras haineux.
C’est pas moi ça. Agir comme ça..
Prends ce poignard, et finissons-en!
Autant mourir par ta main que de me pétrifier à petit feu…

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prose Il est difficile de s’imaginer (version remaniée)

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Il est difficile de s’imaginer

(version remaniée)

Il est difficile de s’imaginer seul dans un monde qui prône la vie à deux; deux de pique sans sagesse sans accroches, mais surtout pas sans anicroche
Il ne faut pas continuellement se pendre aux basques que dis-je, aux crochets de notre passé car sinon on risque de
seulement rester bloquer de ne point avancer et de reculer face à l’adversité qui s’engouffrera dans nos brèches les plus infimes car nous n’aurons jamais réussi
(en réalité) à colmater ces failles qui font défaillir
Il est triste de se voir dans ce miroir déformé interdis de penser
Défendu de songer à autre chose qu’à soi-même car il est de ce paysage effacé
se prenant à penser à un petit rien un je-ne-sais-quoi l’obsédant jusqu’à plus soif il n’a plus faim de toute façon : il est déjà rongé jusqu’à l’os déjà bue jusqu’à la lie la coupe du j’attends tout, mais en fait rien ne vient. Triste de se voir Dans cette haineuse image Comme si c’était une autre personne et pas nous Qui nous murmure C’est pour ton bien Sales rats; foutues pensées macérées Dans un bocal à mâcher Prêt-à-porter et à consommer Blanc de sang Et rouge de honte Il marche parmi les ombres plongées Soupirant…
… il a perdu son imagination Vagues sans lendemain sur une plage déserte de sable
rocs pointus s’enfonçant dans ses chairs il désire qu’une main fine, mais avide mette fin à ses attentes…

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prose Il est difficile de s’imaginer

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Il est difficile de s’imaginer seule dans un monde qui prône la vie à deux; deux de pique sans sagesse sans accroches, mais surtout pas sans anicroches.

Il ne faut pas continuellement se pendre aux basques que dis-je, au crochets de notre passé car sinon on risque de staller, de ne point avancer et de reculer face à l’adversité qui s’engouffrera dans nos brèches les plus infimes car nous n’aurons jamais réussi
(en réalité) à colmater ces failles qui font défaillir.

Il est triste de se voir dans ce
miroir déformé
qu’est celui de notre perception; anormal car la dite « société » nous dicte et nous fous du plomb dans la cervelle (ailée), gueulant à tort et à travers ses énoncés et ses paraphrases; points d’exclamations mais surtout, ses interdits.

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