Posts Tagged ‘questionnement’

nouvelle qui de nous deux?

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J’enfonce mes orbites dans ton regard jusqu’à ce qu’ils brûlent. Tu me souris des yeux, enfin. Tout mon être s’enflamme. Tes courbes se font soudain plus graciles, lourdes sous la canicule. L’air est lourd, suintant de promesses où les gens ne cherchent qu’à se dévêtir.
- Bonjour! Que tu fais, triomphante.
- ‘Lut.. que je réponds, mon souffle ailleurs.
- Comment vas-tu ce matin? Tu insistes pour me sortir de ma bulle.
- Je t’ai fait ton café.
J’esquive avec adresse le projectile lancé. Tu m’as laissée il y a cinq jours, trois heures et dix minutes. Je pourrais spécifier les secondes, mais j’avais trop l’esprit ailleurs pour bien les compter. Je manque renverser la tasse au moment où tu l’attrapes, alors que je tente une acrobatie pour éviter que mon épiderme entre en contact avec le tien. Tu me souris un merci. Je regarde ailleurs, murmure quelque chose. Sens tes yeux embraser  ma nuque en même temps que tes doigts pénétrer ma chair.
- Bonne journée à toi aussi!
Tu ne te départis jamais de tes trente-deux perles nacrées. J’hoche la tête pour que tu fiches le camp. Fais mine de taper quelque chose sur mon clavier, question de lever bouclier contre la tempête de sons envahissant ma peau.
Tu pars, sillage d’images dix-huit ans et plus. Les mots me fuient. Nuage trop dense de ton parfum. Je tape ce testament de rupture automatique, laisse les lettres voguer sur l’écran de mon moniteur. Suivre le fléau…
Tu ne m’as pas laissée pour une autre. Je ne t’ai pas trompée. Toi non plus. La vraie raison est perdue depuis longtemps, mais il en est ressorti clairement que j’en faisais trop pour toi. Tu ne suivais plus. Pathétique. Qui de nous deux l’est davantage?
Moi qui s’accroche. Toi qui décroches. Le crochet qui pète. Les murs couverts du sang de nos deux cœurs éclatés. Qui ne nous deux mérites d’être traitée de lâche? Toi pour ne pas avoir su t’ouvrir, te donner alors que tu dis m’aimer? Ou moi, car au lieu d’écouter mon âme qui hurle de te révéler sa teneur l’étendue de mes sentiments pour toi, je suis demeurée muette. Une tentative. Une dernière tentative de récupérer cet amour filant par grains entre mes doigts. J’ai beau frapper ma tête contre le mur, elle ne veut pas laisser couler ma foutue rage.
Quatre ans, deux mois et vingt-trois jours. De vie perdue ou apprise? Cela vaut-il la peine, tout ce temps, pour une étincelle? Une comète dans l’infini. Un conte de fées ruiné.
J’aimerais détourner le train de mon destin, question d’en reprendre le contrôle.
Tout va pour le mieux. Mieux pour toi. Tu m’as dit que tu préfères être seule. Ainsi, tu pourras sonder ce que tu veux réellement. En un sens, je suis reconnaissante. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher. Joueuse compulsive.
Au bout du compte, je n’ai jamais eu le contrôle. Ni sur moi, ni sur notre dépendance mutuelle. Non. Relation n’est pas le mot qui convient. Il est trop positif, trop empreint d’espoir pour définir adéquatement ce que toi et moi avons parcouru.
Tu m’accuses de trop vouloir. Je suis une junkie émotionnelle. Une droguée aux high d’affection. Une dépendante des french kiss volés et des baises sur le coin d’un mur. Moi, ça me va. Toi, ça te fait peur. Comme toutes les autres. Tu veux explorer, mais tu te rends compte que la plage ensoleillée n’est que sables mouvants.
Le temps est une bombe à retardement. Égrenant les secondes, les heures, menant à ma destruction. Mes pensées demeurent fixées sur le souvenir de ta langue sous la mienne.
Éphémère solitude. Tu me cherches des yeux, mais je veux être ailleurs. Enterrée jusqu’au cou. Tu jouis dans la bouche de mon ennui.
Je veux… quelque chose qui s’apparente à l’affection… à l’affliction, si possible. En emballage-cadeau, s’il vous plaît. Tu veux… tu ne veux… rien. Tu voulais tout de moi, savoir quel mot me décrit, quelle couleur ont mes yeux lorsque je souris. Puis, plus rien. Plus de coups de téléphone obscènes en plein boulot, de dialogues sérieux entrecoupés de cristaux de rire.
Nous avons cessé de nous faire la cour comme on laisse pousser la mauvaise herbe.

18, 19 août 2009

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poésie si vis pacem

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Je suis un bloc de granit
Sur lequel les gens tapent et s’acharnent
Et puis lorsque je m’effrite
Je n’ai plus aucun charme
Tout le monde s’en fout
Ils me brûlent par les deux bouts
Je ne suis que passage éphémère
« On dirait que t’as vécu l’enfer »
C’est pour cela que ceux m’approchant
Reculent tout aussitôt, cramant


Je suis un leucocyte
Cancer rampant dans mes veines dévastées
Débordant alors que je m’étiole, mal chronique
Sale rampant s’insinuant dans mon cerveau dénudé
Avide de comprendre, arrosé de copieux mensonges chinois
Manque de tactique pour évoluer
Pense à coup de dents cramoisies
Devant sentiments mis à nu, ne pas céder
Ranger ma peine de côté


J’inonde inutilement un océan déjà bondé
Gaspillage de réserves amoindries
La vérité du palpitant, existe-t-elle encore?
Où se porte le véritable intérêt, une fois le maléfice rompu?
Est-ce que la réalité vaut la peine d’être abordée?
Tu y goûtes puis sais que tu ne pourras le supporter
À quand un être qui n’aura pas peur?
Je me bats, seule, contre ces foutues craintes dissimulées


Je n’en peux plus.

Vous n’êtes qu’une armée de leurres


Jamais plus l’on ne m’ordonnera de respirer

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poésie Dualité

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Deux par deux nous marcherons
Vers ce lieu dont on a oublié le nom
Sans cesse rassemblant nos idées
Espérant que ce feu sacré
Continuera sa perpétuelle
Ritournelle

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coup de gueule méconnaissance

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Moi qui croyais comprendre l’humanité, j’avoue ne pas être en mesure de me comprendre moi-même. Il est dur de constater que ce à quoi on s’accrochait, ces croyances soi-disant ancrées en nous, prennent le chemin de la poubelle aussitôt que l’on grandit un peu.

Quoi qu’on en dises, quoi qu’on fasse, nous avons tous subi, à un moment ou à un autre, un lavement de cerveau. Certains sont capables de s’en débarasser, alors que d’autres sont lobotomisés pour le reste de leurs jours.

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non-vie la fin de quelque chose

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Complètement crevée. Hors de ce monde. Métastase de mon cerveau liquéfié par un trop-plein de données binaires. Je crois bien que c’est la fin! Ça sens la fin, surtout le brûlé. Le rôti de tripes. Je suis au bout du rouleau, et j’entame à peine le boulot.

Je ne sais pas de quoi je parle. Seulement que ça dois sortir. J’espère ressentir mieux après mon coma temporaire.

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coup de gueule anxiété

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Temps mort. On arrête.. et puis on lâche tout : les peurs, les angoisses… Parce que maintenant, les murs se font de plus en plus étroits, oppressants et compressant mon pauvre esprit déjà angoissant et torturé..
Crise existentielle au tournant, malgré moi. Où vais-je ? Vais-je encore échouer ? Encore.. Après, tous ces échecs essuyés et avalés de travers tels un bloc de ciment entre mes deux mâchoires à vif. Ne pourrais-je jamais me sortir de cette spirale ambulante ?.. Trouver un endroit à ma guise, sur la banquise probablement, manquant d’or et déjà d’oxygène pour respirer et décider ce que MOI j’ai envie de faire mais ne pouvant pas..

Je veux mourir….

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essai Vision [petit rien]

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Dans le noir, les yeux fermés très fort, couchée sur mon lit, les bras en croix, je me mets à visualiser mon appartement, puis le bâtiment en lui-même, puis je descends ses marches usées qui craquent afin de gagner l’ « au-dehors », le grand froid diurne. J’entends la neige craquer sous mes pas alors que je progresse tranquillement, sans hâte aucune, vers… Quelque Part, la Grande Destination… rien de spécial.

Le vent siffle à mes oreilles, tel un amant soufflant son adoration à mon oreille et je souris, faisant face à ce souffle divin m’encourageant dans ma recherche. Peu de gens sont dehors, car personne n’a voulu affronter ce froid du mois de Mars. Pourtant, c’est si beau, l’hiver. C’est si … calme, un peu comme un cimetière. Pas de gazouillement d’enfants qui courent ou de personnes qui jasent entre eux tout en marchant.

C’est plutôt des gens qui marchent en silence, le seul bruit provenant de lourdes bottes Kanuk écrasant la neige à chaque pas. Marchant à pas retenus, de peur de glisser sur la pellicule de glace dissimulée ça et là, sournoisement, sous la couche de neige fraîche. Moi je ne m’en fais pas. Si je tombe, et bien soit. Ça me permettra de renifler l’odeur froide de la glace, c’est tout.

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