Posts Tagged ‘intérieurisme’

poésie fantasmes

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Tel un cuirassé en haute mer
Les déferlantes se déchirent contre le fer
De mon armure
La tangente n’est plus à prendre
À la légère
Saveur ténue de ton épiderme sous ma langue
Féroce objet de sensation remuant les bas-fonds
Remugles d’orgasmes sismiques
Tectoniques internes
Anarchie des sens; confusion de gémissements
Promets-moi de ne plus jamais te taire en ma présence
Jure que tu seras fidèle à ton coeur comme je le suis avec le mien, ce pauvre muscle de filigrane fatigué
Maculé de cicatrices fibreuses..
Staccato de courbes érodées. Spasmes en crescendo
Mange tes mots dans mon souffle
Murmure ta grâce dans mes doigts de feu
Pénètre mon âme à coups de dent dans mon cou
Provoque un raz-de-marée en ce lieu interdit
Permets-moi de t’affranchir de tes liens invisibles
Juste pendant un moment, ce précieux moment
L’enferment dans un vase clos… savourer chaque goutte du parfum de ton sang battant contre ma langue
Pareille à une lame ébréchée
La belle est couverte de brume
Comme une amante au petit matin
Pleurs de cyprine contre lèvres humides
Mouvement furtif, morsure de papier de verre
Halètement convulsif, promesse de jouissance
Doux frottement de sueur chaleur
Le cri inéluctable

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poésie Je voudrais..

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Je suis fatiguée de toujours penser.

Penser à toi alors que je sais que je n’aurai rien de toi

Ne promettre rien alors que les sangs s’échauffent et murmurent:

“N’aie pas peur.. Je ne te ferais pas mal”

Mais non.. Connaître par coeur la rengaine ne permet pas de s’en protéger d’une fois à l’autre.

Réagir différemment ne permet pas de pouvoir immuniser un coeur brisé maintes et maintes fois alors que les mains ne peuvent que crier de douleur.

Sale couleur que prend mon teint.. ne me demande plus pourquoi j’ai choisi vermillon.. Cela va si bien avec mon derme clair…

Je voudrais tant.. Promettre… et résister.. à ce désir qui me réduit en cendre..

Faucher cette foutue douleur et empêcher toute réaction non autorisée..

Je voudrais être un voleur. Kidnapper ton âme et l’emporter loin, très loin derrière cette montagne nommée trahison.

Je voudrais pouvoir écrire sans fin. Sans faim. Sans rien.

Je voudrais être en mesure de faciliter la transition entre l’humain et le vide.

Je voudrais tant que tu réalises.. la portée.. de tout ce que j’ai appris..

Je voudrais tant cristalliser ce moment. Ce simple moment. Dans une goutte d’eau..

Je voudrais tant boire à ta source et m’en repaître alors que cent malheurs nous tournoient autour.

Je voudrais vomir mes sentiments par les tripes. Dégueuler mon coeur, ce pauvre con. Ce foutu muscle sautant parfois quelques battements, le temps d’observer et de rire du monde autour.

Je voudrais tant provoquer une implosion. Me rendre laide.. Autant à l’extérieur qu’à l’extérieur.

Je voudrais connaître mes doigts sur les tiens. Ronger jusqu’à satiété le fil de la vie qui nous incombe. Tomber dans l’éternité-minute.

Je voudrais être surpuissante. Manger les risques et les recracher au loin. Triturer de mes phalanges meurtries le fruit d’un amour déchu.

Je voudrais être capable de t’aimer librement.

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poésie Dualité

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Deux par deux nous marcherons
Vers ce lieu dont on a oublié le nom
Sans cesse rassemblant nos idées
Espérant que ce feu sacré
Continuera sa perpétuelle
Ritournelle

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poésie il est difficile de s’imaginer ii

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Il est difficile de s’imaginer seul dans un monde qui prône la vie à deux; deux de pique sans sagesse sans accroches, mais surtout pas sans anicroche
Il ne faut pas continuellement se pendre aux basques que dis-je, aux crochets de notre passé car sinon on risque de seulement rester bloquer de ne point avancer et de reculer face à l’adversité qui s’engouffrera dans nos brèches les plus infimes car nous n’aurons jamais réussi
(en réalité) à colmater ces failles qui font défaillir

Il est triste de se voir dans ce miroir déformé interdit de penser

Défendu de songer à autre chose qu’à soi-même car il est de ce paysage effacé se prenant à penser à un petit rien un je-ne-sais-quoi l’obsédant jusqu’à plus soif il n’a plus faim de toute façon : il est déjà rongé jusqu’à l’os déjà bue jusqu’à la lie la coupe du j’attends tout, mais en fait rien ne vient.
Triste de se voir
Dans cette haineuse image
Comme si c’était une autre personne et pas nous
Qui nous murmure
C’est pour ton bien
Sales rats; foutues pensées macérées
Dans un bocal à mâcher
Prêt-à-porter et à consommer
Blanc de sang
Et rouge de honte
Il marche parmi les ombres plongées
Soupirant…
… il a perdu son imagination

Vagues sans lendemain sur une plage déserte de sable
rocs pointus s’enfonçant dans ses chairs il désire qu’une main fine, mais avide mette fin à ses attentes…

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prose bip

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La fatigue accumulée entraîne un manque de motivation dû à la fatigue intense. Ces temps-ci ne me réservent plus; elles m’exaspèrent.

Rien ne sers à rien sauf peut-être s’exhauster à poursuivre inlassablement la même routine aliénante.

Malgré cela, continuerais-je à m’auto-mutiler la substance débordante ?

Entrée rassasiée; maintenant je peux couler… tranquillement, sans dépasser du cadre décanté…

..Oh, la joie de mourir par asphyxie..

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