poésie → si vis pacem
Je suis un bloc de granit
Sur lequel les gens tapent et s’acharnent
Et puis lorsque je m’effrite
Je n’ai plus aucun charme
Tout le monde s’en fout
Ils me brûlent par les deux bouts
Je ne suis que passage éphémère
« On dirait que t’as vécu l’enfer »
C’est pour cela que ceux m’approchant
Reculent tout aussitôt, cramant
Je suis un leucocyte
Cancer rampant dans mes veines dévastées
Débordant alors que je m’étiole, mal chronique
Sale rampant s’insinuant dans mon cerveau dénudé
Avide de comprendre, arrosé de copieux mensonges chinois
Manque de tactique pour évoluer
Pense à coup de dents cramoisies
Devant sentiments mis à nu, ne pas céder
Ranger ma peine de côté
J’inonde inutilement un océan déjà bondé
Gaspillage de réserves amoindries
La vérité du palpitant, existe-t-elle encore?
Où se porte le véritable intérêt, une fois le maléfice rompu?
Est-ce que la réalité vaut la peine d’être abordée?
Tu y goûtes puis sais que tu ne pourras le supporter
À quand un être qui n’aura pas peur?
Je me bats, seule, contre ces foutues craintes dissimulées
Je n’en peux plus.
Vous n’êtes qu’une armée de leurres
Jamais plus l’on ne m’ordonnera de respirer