poésie → mot + phonème
(Note: Pardonnez-moi mon silence. J’étais occupée à d’autres affres de la vie réelle. Je parsèmerais votre univers de divers poèmes écrits récemment, goutte à goutte.)
Phonème
Noircir ce foutu cahier de poésie
J’me demande bien c’qui t’as pris
Quel démon de cendres orangées t’as possédée
La chair de sait-elle pas ce que le cœur ignore?
La vengeance sera-t-elle si terrible que même cette simple perspective semble un trou noir dans l’horizon de notre putain de passion?
Un trou dans l’horizon
Une balle dans la tête de la passion
Muscles chevauchés dans l’écume des jours bordés de rouge irisé
Extatiques chroniques
Amnésie volontaire d’une vérité que l’on ne veut pas voir, savoir et encore moins goûter
Seulement manger les spasmes de vos pensées
Avaler, triturer et mâcher goulûment l’estimation du temps dont nous disposons.
Car au moins les ignares ont le beau côté de la médaille.
Muse sang dessus dessous le rivage opaque et rouge de ma langue sous la tienne
Vague bruissement dans la blancheur lactée de nos halètements.
Troublés par le tic tac tactique de nos palpitants désordonnés, mais ne mentant jamais, car ne peuvent parler la même langue
Origami de vêtements jetés en travers du lit. Sauvage visage contracté sous un effort langoureux.
Mouillé contentement sous paume rouillée par les cicatrices.
Je n’espère plus, ne fais que vivre sans suffire au pire.
Car je connais son prénom. Il ne m’empêchera pas de m’assagir.
La sagesse est pour ceux qui ont fini de vivre.
Foutu temps latent qui s’étend..
15.07.09
Version 1