Posts Tagged ‘amour’

poésie l’ennui coule

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L’ennui coule de toi comme le gémissement d’un écorché
Tout va bien, me ment le rictus retroussé
Dents grincent. Porte mal fermée
Yeux croisent à peine le fer avec les miens
Mains froides… nuits passées à tes côtés… flancs gelés
L’ennui coule de toi. Épais, visqueux
Goudron le long d’une toiture, dégouttant
Fixant le vide pour mieux s’y aplatir
Sans destin, ni rien
Fondement d’une relation qui… quoi?
Qui, au juste, n’est plus
Goutte au fond d’un puits
Ersatz de vie

Particules de parfum sur t-shirt oublié
Orchestre suspendu de cris silencieux
Projection acidulée sur fond de langue serpentine
Retire-moi. Tes doigts. Viens en moi. Laisse-moi…?
Prends-moi petite mort
Vitrifie l’inconnue possédant celle que j’abhorre
Mange le remords
Attise ton feu
Éteins mon orgasme
Viens te perdre au creux de mes hanches
Jusqu’à ce que se putréfie… ta peau d’albâtre
L’ennui coule entre tes veines gorgées de cyprine
L’ennemi serpente entre des lèvres avides

19 février 2010

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nouvelle qui de nous deux?

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J’enfonce mes orbites dans ton regard jusqu’à ce qu’ils brûlent. Tu me souris des yeux, enfin. Tout mon être s’enflamme. Tes courbes se font soudain plus graciles, lourdes sous la canicule. L’air est lourd, suintant de promesses où les gens ne cherchent qu’à se dévêtir.
- Bonjour! Que tu fais, triomphante.
- ‘Lut.. que je réponds, mon souffle ailleurs.
- Comment vas-tu ce matin? Tu insistes pour me sortir de ma bulle.
- Je t’ai fait ton café.
J’esquive avec adresse le projectile lancé. Tu m’as laissée il y a cinq jours, trois heures et dix minutes. Je pourrais spécifier les secondes, mais j’avais trop l’esprit ailleurs pour bien les compter. Je manque renverser la tasse au moment où tu l’attrapes, alors que je tente une acrobatie pour éviter que mon épiderme entre en contact avec le tien. Tu me souris un merci. Je regarde ailleurs, murmure quelque chose. Sens tes yeux embraser  ma nuque en même temps que tes doigts pénétrer ma chair.
- Bonne journée à toi aussi!
Tu ne te départis jamais de tes trente-deux perles nacrées. J’hoche la tête pour que tu fiches le camp. Fais mine de taper quelque chose sur mon clavier, question de lever bouclier contre la tempête de sons envahissant ma peau.
Tu pars, sillage d’images dix-huit ans et plus. Les mots me fuient. Nuage trop dense de ton parfum. Je tape ce testament de rupture automatique, laisse les lettres voguer sur l’écran de mon moniteur. Suivre le fléau…
Tu ne m’as pas laissée pour une autre. Je ne t’ai pas trompée. Toi non plus. La vraie raison est perdue depuis longtemps, mais il en est ressorti clairement que j’en faisais trop pour toi. Tu ne suivais plus. Pathétique. Qui de nous deux l’est davantage?
Moi qui s’accroche. Toi qui décroches. Le crochet qui pète. Les murs couverts du sang de nos deux cœurs éclatés. Qui ne nous deux mérites d’être traitée de lâche? Toi pour ne pas avoir su t’ouvrir, te donner alors que tu dis m’aimer? Ou moi, car au lieu d’écouter mon âme qui hurle de te révéler sa teneur l’étendue de mes sentiments pour toi, je suis demeurée muette. Une tentative. Une dernière tentative de récupérer cet amour filant par grains entre mes doigts. J’ai beau frapper ma tête contre le mur, elle ne veut pas laisser couler ma foutue rage.
Quatre ans, deux mois et vingt-trois jours. De vie perdue ou apprise? Cela vaut-il la peine, tout ce temps, pour une étincelle? Une comète dans l’infini. Un conte de fées ruiné.
J’aimerais détourner le train de mon destin, question d’en reprendre le contrôle.
Tout va pour le mieux. Mieux pour toi. Tu m’as dit que tu préfères être seule. Ainsi, tu pourras sonder ce que tu veux réellement. En un sens, je suis reconnaissante. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher. Joueuse compulsive.
Au bout du compte, je n’ai jamais eu le contrôle. Ni sur moi, ni sur notre dépendance mutuelle. Non. Relation n’est pas le mot qui convient. Il est trop positif, trop empreint d’espoir pour définir adéquatement ce que toi et moi avons parcouru.
Tu m’accuses de trop vouloir. Je suis une junkie émotionnelle. Une droguée aux high d’affection. Une dépendante des french kiss volés et des baises sur le coin d’un mur. Moi, ça me va. Toi, ça te fait peur. Comme toutes les autres. Tu veux explorer, mais tu te rends compte que la plage ensoleillée n’est que sables mouvants.
Le temps est une bombe à retardement. Égrenant les secondes, les heures, menant à ma destruction. Mes pensées demeurent fixées sur le souvenir de ta langue sous la mienne.
Éphémère solitude. Tu me cherches des yeux, mais je veux être ailleurs. Enterrée jusqu’au cou. Tu jouis dans la bouche de mon ennui.
Je veux… quelque chose qui s’apparente à l’affection… à l’affliction, si possible. En emballage-cadeau, s’il vous plaît. Tu veux… tu ne veux… rien. Tu voulais tout de moi, savoir quel mot me décrit, quelle couleur ont mes yeux lorsque je souris. Puis, plus rien. Plus de coups de téléphone obscènes en plein boulot, de dialogues sérieux entrecoupés de cristaux de rire.
Nous avons cessé de nous faire la cour comme on laisse pousser la mauvaise herbe.

18, 19 août 2009

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poésie si vis pacem

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Je suis un bloc de granit
Sur lequel les gens tapent et s’acharnent
Et puis lorsque je m’effrite
Je n’ai plus aucun charme
Tout le monde s’en fout
Ils me brûlent par les deux bouts
Je ne suis que passage éphémère
« On dirait que t’as vécu l’enfer »
C’est pour cela que ceux m’approchant
Reculent tout aussitôt, cramant


Je suis un leucocyte
Cancer rampant dans mes veines dévastées
Débordant alors que je m’étiole, mal chronique
Sale rampant s’insinuant dans mon cerveau dénudé
Avide de comprendre, arrosé de copieux mensonges chinois
Manque de tactique pour évoluer
Pense à coup de dents cramoisies
Devant sentiments mis à nu, ne pas céder
Ranger ma peine de côté


J’inonde inutilement un océan déjà bondé
Gaspillage de réserves amoindries
La vérité du palpitant, existe-t-elle encore?
Où se porte le véritable intérêt, une fois le maléfice rompu?
Est-ce que la réalité vaut la peine d’être abordée?
Tu y goûtes puis sais que tu ne pourras le supporter
À quand un être qui n’aura pas peur?
Je me bats, seule, contre ces foutues craintes dissimulées


Je n’en peux plus.

Vous n’êtes qu’une armée de leurres


Jamais plus l’on ne m’ordonnera de respirer

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poésie Je voudrais..

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Je suis fatiguée de toujours penser.

Penser à toi alors que je sais que je n’aurai rien de toi

Ne promettre rien alors que les sangs s’échauffent et murmurent:

“N’aie pas peur.. Je ne te ferais pas mal”

Mais non.. Connaître par coeur la rengaine ne permet pas de s’en protéger d’une fois à l’autre.

Réagir différemment ne permet pas de pouvoir immuniser un coeur brisé maintes et maintes fois alors que les mains ne peuvent que crier de douleur.

Sale couleur que prend mon teint.. ne me demande plus pourquoi j’ai choisi vermillon.. Cela va si bien avec mon derme clair…

Je voudrais tant.. Promettre… et résister.. à ce désir qui me réduit en cendre..

Faucher cette foutue douleur et empêcher toute réaction non autorisée..

Je voudrais être un voleur. Kidnapper ton âme et l’emporter loin, très loin derrière cette montagne nommée trahison.

Je voudrais pouvoir écrire sans fin. Sans faim. Sans rien.

Je voudrais être en mesure de faciliter la transition entre l’humain et le vide.

Je voudrais tant que tu réalises.. la portée.. de tout ce que j’ai appris..

Je voudrais tant cristalliser ce moment. Ce simple moment. Dans une goutte d’eau..

Je voudrais tant boire à ta source et m’en repaître alors que cent malheurs nous tournoient autour.

Je voudrais vomir mes sentiments par les tripes. Dégueuler mon coeur, ce pauvre con. Ce foutu muscle sautant parfois quelques battements, le temps d’observer et de rire du monde autour.

Je voudrais tant provoquer une implosion. Me rendre laide.. Autant à l’extérieur qu’à l’extérieur.

Je voudrais connaître mes doigts sur les tiens. Ronger jusqu’à satiété le fil de la vie qui nous incombe. Tomber dans l’éternité-minute.

Je voudrais être surpuissante. Manger les risques et les recracher au loin. Triturer de mes phalanges meurtries le fruit d’un amour déchu.

Je voudrais être capable de t’aimer librement.

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poésie mot + phonème

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(Note: Pardonnez-moi mon silence. J’étais occupée à d’autres affres de la vie réelle. Je parsèmerais votre univers de divers poèmes écrits récemment, goutte à goutte.)

Phonème

Noircir ce foutu cahier de poésie
J’me demande bien c’qui t’as pris
Quel démon de cendres orangées t’as possédée
La chair de sait-elle pas ce que le cœur ignore?
La vengeance sera-t-elle si terrible que même cette simple perspective semble un trou noir dans l’horizon de notre putain de passion?
Un trou dans l’horizon
Une balle dans la tête de la passion
Muscles chevauchés dans l’écume des jours bordés de rouge irisé
Extatiques chroniques
Amnésie volontaire d’une vérité que l’on ne veut pas voir, savoir et encore moins goûter
Seulement manger les spasmes de vos pensées
Avaler, triturer et mâcher goulûment l’estimation du temps dont nous disposons.
Car au moins les ignares ont le beau côté de la médaille.
Muse sang dessus dessous le rivage opaque et rouge de ma langue sous la tienne
Vague bruissement dans la blancheur lactée de nos halètements.
Troublés par le tic tac tactique de nos palpitants désordonnés, mais ne mentant jamais, car ne peuvent parler la même langue
Origami de vêtements jetés en travers du lit. Sauvage visage contracté sous un effort langoureux.
Mouillé contentement sous paume rouillée par les cicatrices.
Je n’espère plus, ne fais que vivre sans suffire au pire.
Car je connais son prénom. Il ne m’empêchera pas de m’assagir.

La sagesse est pour ceux qui ont fini de vivre.
Foutu temps latent qui s’étend..

15.07.09

Version 1

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poésie Dualité

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Deux par deux nous marcherons
Vers ce lieu dont on a oublié le nom
Sans cesse rassemblant nos idées
Espérant que ce feu sacré
Continuera sa perpétuelle
Ritournelle

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opinion tomber

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Une de mes dernière entrées m’a fait réfléchir sur le sens d’une expression dont le sens est pris pour acquis : Tomber en amour. Qu’est-ce qui fait qu’on “tombe”, en amour ? On tombe où ?.. Je sais que l’équivalent anglophone est to fall in love, mais ça n’explique pas davantage. Pourtant, quand on “tombe” en amour, on a plutôt tendance à être aérien, à voler, non ?

Je n’ai pas de théorie, je ne fais qu’exprimer une pensée sur un blogue. Vive l’insomnie..

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poésie mélancolie

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Putain de nostalgie.. elle m’envahi, et me sors.. par tous les pores de ma peau malfamée. C’est vrai, quoi, avec la rigueur que tu mets à ne pas reprendre contact avec moi, il faut croire que je ne suis plus à la hauteur.
Nuits sans vie; sans chaleur, seulement la chaleur douce-amère du houblon. Mais faut-il être désabusé de la vie pour ne plus rien sentir.. ? Rien que le vide.. d’une existence qui a (mal) tournée; qu’on ne fait que diriger.
Ergonomie mal.. exprimée dans un corps expiré. Expié de toute douleur et sensations. Les yeux, comme du béton mal armé; caoutchouteux comme mon regard; mélasse.. attrape-moi et liquéfie-moi cet organe palpitant au creux de ma poitrine; je n’en veux plus!
Ça sers à quoi?.. Tu vas où comme ça? Je dois m’attendre à quoi? Pourquoi?.. Pourquoi?. Pourquoi? Insinuations sans aucun bon sens; meurtrissures à éviter mais qu’on ne fait que se lancer à tour de bras haineux.
C’est pas moi ça. Agir comme ça..
Prends ce poignard, et finissons-en!
Autant mourir par ta main que de me pétrifier à petit feu…

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