Posts Tagged ‘aliénation’

poésie, writings forsaken

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I could perfectly make it hurt more

Sounds like I’d be the only one screaming

Je veux être un rebut de temps

Oubliée comme jadis ces enfants-soldats

Forsaken, ruthless among soft tissues

Scars that never ends

Qui n’en finissent plus de guérir

Soporifique tenue gastrique

Engin mal contenu, giclant son odeur

Spurting like an overheated engine

Destroying countless little birds

Oiseau palpitant en mon creux

Bouts d’ivoire perçant la membrane de mon diaphragme

Périnée de sang envoûtant nombre de faux prospère

Countless hours, drops of blood falling as the glass hour freezes time

Age but never wrinkle, as you wither inwardly

Count to ten, pretend like it’s even

Ensache ce verdoyant vide

Scellé sous plastique, stérilisé, démantibulé

Mange la peau de tes mains

Oblige le creux de tes reins

I want pain. Grief. The feeling of loss

To watch myself in a mirror

I want to fade. To glaze.

Sembler ne veut pas dire être

Paraître ne veux pas être superficiel

Ne jamais être en mesure d’aimer

Ne signifie pas un manque de volonté

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poésie, prose L’on ne cesse d’espérer

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Chemise enrobée de froid
Bras hurlant de viscosité
J’espère un toit en moi
Moiteur obscène, vile mortalité

Tuck your veins
Wait to gain
All hope is
Just a fetish

Wer bist du?
.. ich möchte dich
Aber du bist tot
[..buried in the ground]

Forêt d’un abysse impartial
Sanglante épopée… foutu bétail
Avare, cicatrice d’humain
Kaléidoscope de chair et de tripes
Épandu
Comme du fumier ardent
Impur d’existence… déchue
Avalée sans n’en laisser
Goutte qui suce le temps
Rognure de cerveau, lambeau de veine haletante
Abattement.
Coup.
Sur.
Coup.

Schlak!

Tombe la lame. Écrase les os. Aspire les artères.
Comme autant de moelle putrescente
Douce inspirée… couds tes paupières. Ne distingue plus que le frémissement de ma voix.
… oh que j’ai froid.

Rumeur de ville.
Sirène d’agonisant.
Polaroid de sang.
Play by play alarmant.

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poésie Je voudrais..

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Je suis fatiguée de toujours penser.

Penser à toi alors que je sais que je n’aurai rien de toi

Ne promettre rien alors que les sangs s’échauffent et murmurent:

“N’aie pas peur.. Je ne te ferais pas mal”

Mais non.. Connaître par coeur la rengaine ne permet pas de s’en protéger d’une fois à l’autre.

Réagir différemment ne permet pas de pouvoir immuniser un coeur brisé maintes et maintes fois alors que les mains ne peuvent que crier de douleur.

Sale couleur que prend mon teint.. ne me demande plus pourquoi j’ai choisi vermillon.. Cela va si bien avec mon derme clair…

Je voudrais tant.. Promettre… et résister.. à ce désir qui me réduit en cendre..

Faucher cette foutue douleur et empêcher toute réaction non autorisée..

Je voudrais être un voleur. Kidnapper ton âme et l’emporter loin, très loin derrière cette montagne nommée trahison.

Je voudrais pouvoir écrire sans fin. Sans faim. Sans rien.

Je voudrais être en mesure de faciliter la transition entre l’humain et le vide.

Je voudrais tant que tu réalises.. la portée.. de tout ce que j’ai appris..

Je voudrais tant cristalliser ce moment. Ce simple moment. Dans une goutte d’eau..

Je voudrais tant boire à ta source et m’en repaître alors que cent malheurs nous tournoient autour.

Je voudrais vomir mes sentiments par les tripes. Dégueuler mon coeur, ce pauvre con. Ce foutu muscle sautant parfois quelques battements, le temps d’observer et de rire du monde autour.

Je voudrais tant provoquer une implosion. Me rendre laide.. Autant à l’extérieur qu’à l’extérieur.

Je voudrais connaître mes doigts sur les tiens. Ronger jusqu’à satiété le fil de la vie qui nous incombe. Tomber dans l’éternité-minute.

Je voudrais être surpuissante. Manger les risques et les recracher au loin. Triturer de mes phalanges meurtries le fruit d’un amour déchu.

Je voudrais être capable de t’aimer librement.

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nouvelle amnios, seconde version

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À travers ma vision trouble, les murs semblent dégoutter, mon ouïe saturée par un bourdonnement aigu m’empêchant d’entendre autre chose. La membrane se déchire et se désintègre peu à peu, me laissant nue. Je sors de la matrice et m’affale, car mes muscles sont atrophiés. La première chose qui me vient à l’esprit est que je suis nue, et que mes yeux ne fonctionnent pas normalement, car tout est nimbé d’un halo flou.
L’air se condense devant ma bouche à chaque souffle, et forme des nuages bleutés. Où suis-je? Pourquoi est-ce que mon côté gauche est aussi douloureux ?
Pourquoi ? Quel crime ai-je commis afin de subir un tel traitement? Mes mains, pourtant, sont vierges de toute saleté. Le fluide opaque tachant mon corps ne semble pas provenir d’une blessure quelconque. Les veines de mes bras sont gonflées à un point tel qu’on eut dit qu’un arbre sans feuilles était tatoué sur ma peau. Mon corps entier est parcouru de tremblements, comme si j’étais en manque de drogue.
Mon nez capte un mélange de vomi, de métal, de poussière, de moisi et de cuivre. L’odeur est insoutenable, je porte la main à ma bouche afin de retenir un haut-le-cœur. Je constate que plusieurs formes s’amoncellent ici et là. Mais il fait trop sombre pour distinguer de quelle nature sont ces silhouettes, exactement. Certaines sont suspendues alors que d’autres reposent contre le sol. J’ai l’impression de me trouver dans un congélateur industriel.
Est-ce des victimes des mêmes sévices que moi ? Que s’est-il passé? Pourquoi suis-je ici?
- Il y a quelqu’un ?
Pas de réponse. Dois-je commencer à paniquer ? Suis-je la seule personne en vie ? Pourquoi le sol ne veut-il pas demeurer stable ? Un banc de brouillard a envahi mon esprit et engourdit mes sens. Les murs ondulent doucement et une lumière apparaît, d’un blanc vif. Une porte qu’on ouvre? De mes doigts gourds, j’essaie de frotter mes yeux pour y voir plus clair, mais ne peux me débarrasser du voile masquant ma vue.
Quelque chose surgit, fonçant droit vers moi. Je suis presque aveugle et mes muscles ne répondent plus. Tant bien que mal, je me projette sur le côté afin d’éviter le monstre en furie. Me rétablissant, je tâte le sol à la recherche de quelque chose. Ma main glacée touche un glaçon, sur lequel mes doigts se referment. L’objet en question dégage une odeur pestilentielle que je n’arrive pas à identifier.
Un grognement sourd comme de l’eau se fracassant contre des rochers provient de derrière moi. Je pivote sur mes talons instables, levant mon arme improvisée. Je plisse les paupières dans l’espoir de situer mon assaillant, mais seule une forme floue se dessine devant mes globes oculaires inutiles. Je ferme les yeux, son souffle faisant presque vibrer la pièce entière. Une vibration pulse soudain du sol, de plus en plus forte. Avant qu’elle n’atteigne son point culminant, je brandis mon arme improvisée tout en tombant à genoux.
L’impact me jette presque à terre, mais le bruit mouillé l’accompagnant ainsi que l’absence de halètement me signifie que l’ennemi est vaincu, quel qu’il soit.
Grincement, puis soudaine clarté. On me tire vers l’extérieur, une bourrasque de vent glacé afflue brusquement dans mes poumons. Je suis en hyperventilation. Étourdie, je perds pied, mais une main ferme m’entraîne au-delà du rectangle lacté, me laissant tomber sur le sol rugueux contre mon épiderme. J’essaie tant bien que mal de contrôler ma respiration, mais je ne peux que lâcher un bref cri étouffé alors qu’un jet d’eau m’atteint en pleine poitrine. Je tente de me protéger de mes bras tuméfiés, mais la morsure du liquide est tenace.
Un humanoïde à la peau jaune, en fait un militaire vêtu d’une combinaison Hazmat, se penche sur moi, ses iris placides vissés dans les miens.
- Russ. Calme-toi. C’est fini. Tu as passé le test.

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non-vie la fin de quelque chose

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Complètement crevée. Hors de ce monde. Métastase de mon cerveau liquéfié par un trop-plein de données binaires. Je crois bien que c’est la fin! Ça sens la fin, surtout le brûlé. Le rôti de tripes. Je suis au bout du rouleau, et j’entame à peine le boulot.

Je ne sais pas de quoi je parle. Seulement que ça dois sortir. J’espère ressentir mieux après mon coma temporaire.

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poésie quand l’angoisse te prend à la gorge..

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Je déteste être incapable de dormir pour des raisons aussi pathétiques. Je déteste être sur l’équilibre d’un fil de rasoir blanc, sans pouvoir tenir tête à mes pensées et à les annihiler…

Je déteste être l’incongruité d’un filet de sable filiforme alors que la marée vient et me noie..

Je déteste être impuissante face à ce raz-de-marée débordant de mon mal-être latent & conséquent, malodorant misanthrope.

Je déteste cette lame, car elle ne me coupe pas assez rapidement les larmes du mal..

Je déteste cette peau, j’aimerais la déchirer et la revêtir de l’intérieur, sentir mes boyaux contre ma peau alors que mes muscles s’affaissent et se désagrègent sans histoires…

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coup de gueule anxiété

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Temps mort. On arrête.. et puis on lâche tout : les peurs, les angoisses… Parce que maintenant, les murs se font de plus en plus étroits, oppressants et compressant mon pauvre esprit déjà angoissant et torturé..
Crise existentielle au tournant, malgré moi. Où vais-je ? Vais-je encore échouer ? Encore.. Après, tous ces échecs essuyés et avalés de travers tels un bloc de ciment entre mes deux mâchoires à vif. Ne pourrais-je jamais me sortir de cette spirale ambulante ?.. Trouver un endroit à ma guise, sur la banquise probablement, manquant d’or et déjà d’oxygène pour respirer et décider ce que MOI j’ai envie de faire mais ne pouvant pas..

Je veux mourir….

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poésie mélancolie

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Putain de nostalgie.. elle m’envahi, et me sors.. par tous les pores de ma peau malfamée. C’est vrai, quoi, avec la rigueur que tu mets à ne pas reprendre contact avec moi, il faut croire que je ne suis plus à la hauteur.
Nuits sans vie; sans chaleur, seulement la chaleur douce-amère du houblon. Mais faut-il être désabusé de la vie pour ne plus rien sentir.. ? Rien que le vide.. d’une existence qui a (mal) tournée; qu’on ne fait que diriger.
Ergonomie mal.. exprimée dans un corps expiré. Expié de toute douleur et sensations. Les yeux, comme du béton mal armé; caoutchouteux comme mon regard; mélasse.. attrape-moi et liquéfie-moi cet organe palpitant au creux de ma poitrine; je n’en veux plus!
Ça sers à quoi?.. Tu vas où comme ça? Je dois m’attendre à quoi? Pourquoi?.. Pourquoi?. Pourquoi? Insinuations sans aucun bon sens; meurtrissures à éviter mais qu’on ne fait que se lancer à tour de bras haineux.
C’est pas moi ça. Agir comme ça..
Prends ce poignard, et finissons-en!
Autant mourir par ta main que de me pétrifier à petit feu…

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prose Des fois j’ai des envie de meurtre sur ma propre personne.

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Des fois j’ai des envie de meurtre.. sur ma propre personne. Je déteste tellement ça me chicaner pour un rien. Ça me déchire en deux. On dirait que mon univers lui-même se déchire. Juste pour quelques parcelles de conneries, même pas de quoi remplir un verre d’eau. Mais bien sûr. On en fait une tempête. Tellement qu’on sait plus où donner de la tête ni qu’est-ce qui nous as amenés à s’engueuler. comme des cons. Pour de bon. J’en sait foutrement rien. On se blesse à coups de couteaux alors qu’on essait de se coudre ensemble un avenir potable, mais sur des bases fragmentées et partiellement fondues.

Aucune idée.

Le cerveau veut déconnecter de la réalité, essayer de trouver le pourquoi du comment. La raison…n’est vraiment plus raisonnable. Le coeur a ses raisons.. de se fracturer.

I won’t become the thing I hate !
I won’t become this thing you hate !

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