vraie vie réelle authentique Sisyphe, partie 2

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Le calvaire est fini! Maintenant, reste plus que l’attente. La foutue attente.. Tant que je passe ce FOUTU cours, j’en serais reconnaissante à mon moi-même (plutôt très, très nul en maths), et a la vie en général. À moi, cours en communication. Parce que tout le monde sait très bien que je ne sais pas communiquer adéquatement. Je parle par signes, je grogne, je rote, je pète et je me bâti une véritable symphonie des bruits du corps humain. Mais tout en élégance, on s’entend…

À moi, futur de journaliste internationale/scientifique…?

Je suis vraiment heureuse de ma vie en ce moment. J’ai la chance d’avoir rencontré une personne extraordinaire, et de vivre d’excellents moments avec elle, même si ils sont un peu trop épars à mon goût… Mais c’est tout de même beaucoup pour moi qu’elle ait, hum disons, envie de se frotter à moi… Envie de se coltiner tout ce que je porte de sombre en moi. Bien sûr, tout cela n’est qu’embryon, un fœtus encore mal dessiné. Le futur est incertain, mais le présent est concrètement béton.

Plus que 4 jours. Enfin, 3 pour une chose, et 4 pour une autre. Les deux aussi importantes. Et non, je ne parle pas de la foutue St-Jean-Bapfuckingtiste.  Excuse de fête « Nationale » pour que les gens se transforment en porcs mal élevés, souillés et dégoûtants de joie de vivre.

Juste pour le plaisir de lire de vieilles entrées: Comment fêter la St-Hean avec classe.

*(Je tiens à souligner qu’aucun animal n’a été heurté dans la rédaction de cette entrée

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vraie vie réelle authentique “Maigrir grâce au gras de bébé”

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Vous avez bien lu. C’est le titre d’une nouvelle quelconque, d’un site Internet encore plus quelconque. Mais reste qu’elle a attiré mon regard comme le ferait une ampoule 100 watts allumée une phalène pleine de jus prêt à grésiller.

Je ne suis pas allée plus loin. Je n’oserai tout de même pas tomber dans la bassesse humaine à lire des nouvelles sur des sites douteux.

Sur une autre note, plus que 2 jours de calvaire avant la fin d’un cours d’été qui m’aura beaucoup fait suer.* Tout ce que je VEUX, c’est PASSER. 60%. Je peux l’avoir? Quelqu’un pourrait soudoyer mon professeur à coups de chocolat Hershey’s Kiss en forme de goutte avec une jolie frange sur le côté? Lui offrir des sévices sessuels? C’est ma fête. ^^’

(*: Ce jeu de mot d’une qualité douteuse vous est offert par les patins à roulette Racoon’s Fastest. )

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vraie vie réelle authentique Sisyphe, partie 1.

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J’ai dit que je survivrai. Je veux survivre, même si j’ai l’impression de ne plus dormir/manger. Je passe mon temps à le voir passer, puis quand je suis en classe, je veux être ailleurs. J’ai hâte que ce calvaire se termine. J’ai envie de tout casser, mais bon, je vais me contenter de grogner des insanités sur ce blogue tout en me rongeant le frein d’inquiétude.

Moi. Vouloir. Passer. Foutu cours. Pour ne plus en entendre parler!

Au moins, je vais avoir un congé la semaine prochaine, pour vous savez, la fameuse fête Québécoise le 24 juin. Oui, celle-là où on trouve des gens étendus un peu partout, avec un taux d’alcool dans le sang que même Bukowski trouverait aberrant, où les gens deviennent des animaux, grognant et suant sous le soleil éclaté, mais tout de même béatement heureux de sortir de leurs cages pour se montrer en public. Surtout de s’enfumer. Car s’emplir les poumons de fumée (qui va éventuellement nous tuer, et je ne parle pas uniquement de celle qu’on ingère volontairement), est une activité à la mode, en ce 21è siècle très prisé.

J’ai hâte de reprendre goût à la vie. Hum, de plutôt vivre, dans le sens réel du terme. Et de voyager, aussi. Oui, me pousser pour un bout. En Estrie, qui sait. Peut-être que de belles choses m’attendent, là-bas. (Non, ce n’est pas ta mère, même si elle aimerait foutument ça, car elle sait que je suis pleine de talent).

Je suis à quelque part, en train de probablement gagner des sous, et voilà que le Dieu Tarantino me fait signe par-delà les ondes radio: la chanson Don’t Let Me Be Misunderstood (à quelques mots près) est en train de jouer. Me voilà en plein western spaghetti, à espérer voir un katana étinceler dans ma main alors que je tranche allègrement des têtes… Mmmm… Voilà qui a de quoi me faire frissonner, en ce matin pluvieux.

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vraie vie réelle authentique Je vais survivre.

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Je vais survivre. Enfin, je crois. Je m’ennuyais de toutes ces entrées (entre autres, ici et ici) de blogues délirantes. De tous ces mots partagés sous le même toit d’humour décapant. Je vais survivre, et être de retour.

Avec un travail temporaire, une vie pas tant temporaire, mais une envie toujours aussi grandissante de profiter d’un été qui s’avère prometteur. J’ai des projets. Oui. Moi, j’ai des projets. Je prévois faire des choses. Avec des gens. Et puis pour ça, j’ai besoin de vous, mes chevreux! Je ne peux pas tuer des zombies, sauver des princesses et mourir en hiver sans vous.

J’aimerais ça, faire de la pub pour chevreuils. Ça le ferait, je pense. No deers allowed! Non, mais pensez-y un instant. Imaginez un monde où le chevreuil serait roi, où il ne serait plus chassé par les méchantes munitions de 303 ou par les carosseries de voitures étrangères. Il serait bien, et nous serions ses amis, gambadant (ici, on vous montre comment bien gambader) dans les champs.

Hum, alors voilà, chers dépravés de la vie. Je crois bien y reprendre goût, peu à peu, comme avoir des relations sexuelles avec.. [censuré]*; creuser des écureuils avec une cuiller en plastique; lancer des patates sur des jeunes enfants en fleur; mentir à une fleur.

Je reviendrai.

* Au cas où le FBI lirait mon blogue. Sait-on jamais.

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poésie Héparine

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Hauteur
Éprouvée
Par
Association
Réaliste
Intestins
Nourris
D’épaves

Conjonctivite
Tacite
Mouvement explicite
Un « fuck you »
Réchauffe ma topographie acquise

Jaune comme les murs de marais salants
Éclaboussant de verve plantureuse
Mon masque imbibé de tripes amères
Rempli ma gorge de ta cyprine au goût d’amande
Compresse mes artères cyanosées
Respire ma mort

[J’aime comme tu implores.]

poésie l’ennui coule

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L’ennui coule de toi comme le gémissement d’un écorché
Tout va bien, me ment le rictus retroussé
Dents grincent. Porte mal fermée
Yeux croisent à peine le fer avec les miens
Mains froides… nuits passées à tes côtés… flancs gelés
L’ennui coule de toi. Épais, visqueux
Goudron le long d’une toiture, dégouttant
Fixant le vide pour mieux s’y aplatir
Sans destin, ni rien
Fondement d’une relation qui… quoi?
Qui, au juste, n’est plus
Goutte au fond d’un puits
Ersatz de vie

Particules de parfum sur t-shirt oublié
Orchestre suspendu de cris silencieux
Projection acidulée sur fond de langue serpentine
Retire-moi. Tes doigts. Viens en moi. Laisse-moi…?
Prends-moi petite mort
Vitrifie l’inconnue possédant celle que j’abhorre
Mange le remords
Attise ton feu
Éteins mon orgasme
Viens te perdre au creux de mes hanches
Jusqu’à ce que se putréfie… ta peau d’albâtre
L’ennui coule entre tes veines gorgées de cyprine
L’ennemi serpente entre des lèvres avides

19 février 2010

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nouvelle qui de nous deux?

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J’enfonce mes orbites dans ton regard jusqu’à ce qu’ils brûlent. Tu me souris des yeux, enfin. Tout mon être s’enflamme. Tes courbes se font soudain plus graciles, lourdes sous la canicule. L’air est lourd, suintant de promesses où les gens ne cherchent qu’à se dévêtir.
- Bonjour! Que tu fais, triomphante.
- ‘Lut.. que je réponds, mon souffle ailleurs.
- Comment vas-tu ce matin? Tu insistes pour me sortir de ma bulle.
- Je t’ai fait ton café.
J’esquive avec adresse le projectile lancé. Tu m’as laissée il y a cinq jours, trois heures et dix minutes. Je pourrais spécifier les secondes, mais j’avais trop l’esprit ailleurs pour bien les compter. Je manque renverser la tasse au moment où tu l’attrapes, alors que je tente une acrobatie pour éviter que mon épiderme entre en contact avec le tien. Tu me souris un merci. Je regarde ailleurs, murmure quelque chose. Sens tes yeux embraser  ma nuque en même temps que tes doigts pénétrer ma chair.
- Bonne journée à toi aussi!
Tu ne te départis jamais de tes trente-deux perles nacrées. J’hoche la tête pour que tu fiches le camp. Fais mine de taper quelque chose sur mon clavier, question de lever bouclier contre la tempête de sons envahissant ma peau.
Tu pars, sillage d’images dix-huit ans et plus. Les mots me fuient. Nuage trop dense de ton parfum. Je tape ce testament de rupture automatique, laisse les lettres voguer sur l’écran de mon moniteur. Suivre le fléau…
Tu ne m’as pas laissée pour une autre. Je ne t’ai pas trompée. Toi non plus. La vraie raison est perdue depuis longtemps, mais il en est ressorti clairement que j’en faisais trop pour toi. Tu ne suivais plus. Pathétique. Qui de nous deux l’est davantage?
Moi qui s’accroche. Toi qui décroches. Le crochet qui pète. Les murs couverts du sang de nos deux cœurs éclatés. Qui ne nous deux mérites d’être traitée de lâche? Toi pour ne pas avoir su t’ouvrir, te donner alors que tu dis m’aimer? Ou moi, car au lieu d’écouter mon âme qui hurle de te révéler sa teneur l’étendue de mes sentiments pour toi, je suis demeurée muette. Une tentative. Une dernière tentative de récupérer cet amour filant par grains entre mes doigts. J’ai beau frapper ma tête contre le mur, elle ne veut pas laisser couler ma foutue rage.
Quatre ans, deux mois et vingt-trois jours. De vie perdue ou apprise? Cela vaut-il la peine, tout ce temps, pour une étincelle? Une comète dans l’infini. Un conte de fées ruiné.
J’aimerais détourner le train de mon destin, question d’en reprendre le contrôle.
Tout va pour le mieux. Mieux pour toi. Tu m’as dit que tu préfères être seule. Ainsi, tu pourras sonder ce que tu veux réellement. En un sens, je suis reconnaissante. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher. Joueuse compulsive.
Au bout du compte, je n’ai jamais eu le contrôle. Ni sur moi, ni sur notre dépendance mutuelle. Non. Relation n’est pas le mot qui convient. Il est trop positif, trop empreint d’espoir pour définir adéquatement ce que toi et moi avons parcouru.
Tu m’accuses de trop vouloir. Je suis une junkie émotionnelle. Une droguée aux high d’affection. Une dépendante des french kiss volés et des baises sur le coin d’un mur. Moi, ça me va. Toi, ça te fait peur. Comme toutes les autres. Tu veux explorer, mais tu te rends compte que la plage ensoleillée n’est que sables mouvants.
Le temps est une bombe à retardement. Égrenant les secondes, les heures, menant à ma destruction. Mes pensées demeurent fixées sur le souvenir de ta langue sous la mienne.
Éphémère solitude. Tu me cherches des yeux, mais je veux être ailleurs. Enterrée jusqu’au cou. Tu jouis dans la bouche de mon ennui.
Je veux… quelque chose qui s’apparente à l’affection… à l’affliction, si possible. En emballage-cadeau, s’il vous plaît. Tu veux… tu ne veux… rien. Tu voulais tout de moi, savoir quel mot me décrit, quelle couleur ont mes yeux lorsque je souris. Puis, plus rien. Plus de coups de téléphone obscènes en plein boulot, de dialogues sérieux entrecoupés de cristaux de rire.
Nous avons cessé de nous faire la cour comme on laisse pousser la mauvaise herbe.

18, 19 août 2009

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non-vie zombie

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Je ne suis pas morte. Juste un peu confuse de la vie en général, et des gens en particuliers. J’essaie de donner une autre direction à ce blogue. Je trouve que seulement un poème de temps en temps, c’est fade un peu.

poésie dévore

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Je suis un poisson mourant

Me débattant pour absolument rien

Dans une flaque d’eau sale

Autrefois mare miroitante

Je ne sens plus rien

Je compresse mon petit cœur

Qui se débats inutilement

Je le compresse pour qu’il sèche

Et tombe

Comme un petit bout de viande

Si petit, si ridicule

Fatigué de toujours se faire ronger l’espoir

Avaler la vitalité

Et de n’être que peine

Une fois vidé de toute substance…

Je n’ai jamais rien demandé

Sauf une existence

Mais elle me pèse

Lente chape cramoisie

M’étouffant…

M’asphyxiant…

Je veux me dévorer

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coup de gueule love is a terrible thing

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love is a terrible thing

it forces us to open ourselves

feel what we really can feel

until the point of no return

love is a terrible thing, yes

we look into the eye of the loved one

& we just see.. our own heart

into our lover’s chest

pounding & beating endlessly

scattering words & breathings

that they both share

hurt like hell

sharp pain in the gut,

as i watch you leave

.. as i read your words

as i still taste the sweetness of your lips on mine

but find my hand empty

as i reach out to touch yours

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