poésie fantasmes

0 Comments

Tel un cuirassé en haute mer
Les déferlantes se déchirent contre le fer
De mon armure
La tangente n’est plus à prendre
À la légère
Saveur ténue de ton épiderme sous ma langue
Féroce objet de sensation remuant les bas-fonds
Remugles d’orgasmes sismiques
Tectoniques internes
Anarchie des sens; confusion de gémissements
Promets-moi de ne plus jamais te taire en ma présence
Jure que tu seras fidèle à ton coeur comme je le suis avec le mien, ce pauvre muscle de filigrane fatigué
Maculé de cicatrices fibreuses..
Staccato de courbes érodées. Spasmes en crescendo
Mange tes mots dans mon souffle
Murmure ta grâce dans mes doigts de feu
Pénètre mon âme à coups de dent dans mon cou
Provoque un raz-de-marée en ce lieu interdit
Permets-moi de t’affranchir de tes liens invisibles
Juste pendant un moment, ce précieux moment
L’enferment dans un vase clos… savourer chaque goutte du parfum de ton sang battant contre ma langue
Pareille à une lame ébréchée
La belle est couverte de brume
Comme une amante au petit matin
Pleurs de cyprine contre lèvres humides
Mouvement furtif, morsure de papier de verre
Halètement convulsif, promesse de jouissance
Doux frottement de sueur chaleur
Le cri inéluctable

Tags:

Leave a Reply