Archive for the ‘prose’ Category

poésie, prose L’on ne cesse d’espérer

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Chemise enrobée de froid
Bras hurlant de viscosité
J’espère un toit en moi
Moiteur obscène, vile mortalité

Tuck your veins
Wait to gain
All hope is
Just a fetish

Wer bist du?
.. ich möchte dich
Aber du bist tot
[..buried in the ground]

Forêt d’un abysse impartial
Sanglante épopée… foutu bétail
Avare, cicatrice d’humain
Kaléidoscope de chair et de tripes
Épandu
Comme du fumier ardent
Impur d’existence… déchue
Avalée sans n’en laisser
Goutte qui suce le temps
Rognure de cerveau, lambeau de veine haletante
Abattement.
Coup.
Sur.
Coup.

Schlak!

Tombe la lame. Écrase les os. Aspire les artères.
Comme autant de moelle putrescente
Douce inspirée… couds tes paupières. Ne distingue plus que le frémissement de ma voix.
… oh que j’ai froid.

Rumeur de ville.
Sirène d’agonisant.
Polaroid de sang.
Play by play alarmant.

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prose pure

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… my guts, for you…
douce opaline

Je ressens cette douleur comme étant mienne, la contemplant, boule blanche, opaline dans ma main meurtrie. Je suis faite femme pour avoir mal, non plus survivre. Tu dis le contraire, mais je ressens bien ce magnifique étau, contredisant tes propos. Je t’ai juré de ne plus mentir, me mentir, mais je n’ai pas pu y résister. J’ai dû le faire. Pour te protéger, protéger ce que l’on a de plus cher : l’amour. Celui qui se vit, pas comme dans un rêve, mais que trop réel. De ceux qu’on jurerait pouvoir toucher, palper de nos langues entremêlées.
Banc de sang entre nous deux, ne cherchant qu’à s’introduire par je ne sais quel interstice. Trouver la faille que j’essaie depuis des années de combler. Je manque d’armes pour la combattre. La pulsion est trop intense, elle m’envahit et je l’avale, ne cherchant pas à lutter.
Je suis.
Je suis… nue devant tes yeux, vêtue des lambeaux de mon passé, mais qui demeurent invisibles. Mes cicatrices. Révélées à toi, sans pudeur. Toujours la même peau meurtrie, camouflant un cœur rapaillé.
Intact. Ce mot que tu as visualisé en m’ayant a l’esprit.
Intact. Comme mon être, comme mon âme, comme mon amour.
Inaltérable, aussi. Je le ressens au plus profond de moi, criant sa présence. Mon amour pour toi est inaltérable. Pardonne-moi maintenant, je dois y aller. Ravaler ma peine.

28 Novembre 2008

prose la moindre des choses

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Je me demande ce que je fais là, à rager contre mon soi-disant manque d’inspiration alors qu’il ne s’agit que de se pencher sur le clavier et de laisser parler les touches. Ils s’égrènent en me laissant seule, ces mots. Mots qui parfois sont hors de ma portée alors que d’autres fois, ils me viennent en bouche par centaines, déboulant en paquet de mes lèvres. Je reste là, assise sur cette chaise alors que dehors le ciel explose ; la pluie crachée à un rythme de mitrailleuse.

Songeuse, je laisse mes doigts marteler le plastique du clavier, en cadence avec la musique provenant de la fenêtre ouverte. Je me lève brusquement, et me dirige vers la fenêtre, écoutant la civilisation qui rageait, là dehors, pendant que je me trouve en plein milieu d’une rixe avec moi-même. Quel pathétisme, aurais-tu dit de ta voix moqueuse, pleine de sous-entendus. Bien que tu sois à des kilomètres de moi, j’arrive toujours à t’entendre, bien malgré moi. Dehors, j’entends l’orage qui me dicte, mot à mot, sa façon d’être, alors je note, tâchant d’en prendre un peu pour moi aussi.

Sa musique digne d’une formation industrielle envahit l’empyrée de pétarades désaccordées mais qui, à mon oreille, est harmonieuse. Sa rage est comparable à la mienne ; inarticulée mais palpable. La rage de mots pris en boule dans ma trachée-artère, me laissant étouffer…

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prose crémation

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Ciel sauvage me tombant dedans à plein régime tonitruant moi décadent possédant l’ennui de mes plus beaux jours désabusés aliénation annihilée de votre religion débalancée; honteuse putréfaction de votre nauséabonde ironie de l’enfer jaune de vos nuits enfantés sans grande douleur mais source d’anéantissement total.

Amère sauvagerie éventrée d’une cervelle carbonisée telle un cœur recroquevillé sur lui-même, effrayé de voir le gouffre envahissant couronné de barbelés d’os cassés cristal de pacotille recelant un pactole tuméfié, agonisant dans son sang blanc sur noir l’heure est telle qu’il faut s’imploser les artères rétrécissant à vue d’œil; tu me regarde de ta main blanchie….

Je veux mourir.

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prose bip

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La fatigue accumulée entraîne un manque de motivation dû à la fatigue intense. Ces temps-ci ne me réservent plus; elles m’exaspèrent.

Rien ne sers à rien sauf peut-être s’exhauster à poursuivre inlassablement la même routine aliénante.

Malgré cela, continuerais-je à m’auto-mutiler la substance débordante ?

Entrée rassasiée; maintenant je peux couler… tranquillement, sans dépasser du cadre décanté…

..Oh, la joie de mourir par asphyxie..

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prose paroles i

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Le buste chaste s’enfonce et s’écarte sous les coups incessants de l’organe de parole cendreuse. Mutilation orgasmique. Tu gémis alors que je pousse un cri muet sorti de ma gorge de lait pierreuse, sectionnant mon myocarde instantanément, aimant dur noir violacé d’ecchymoses enlacées et adorées. Création de vie morne extatique, tu sombre dans l’ennui et agis sans vie de Ziploc. Le bloc de fer te sert de potence et d’autel; mariage frais et dispos sans aucun repos. Harcèlement de pilules osées sans déposer sa semence d’ovules d’autrui.

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prose amorphose cendreuse

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Reniflant avec précaution ma dernière ligne d’horizon. Je m’apprête à piquer un somme d’amorphose cendreuse à la recherche de mon moi amniotique. Gélatineuse envie de tuer un barbare de mes années éculées. Obstacle inhérent à ma perte totale et abstraite d’humanité animale d’atmosphère lilliputienne.

Kali, fais-moi don de ton cerveau, afin d’anéantir les mauvais joueurs de vie évachée.

J’ai besoin de sentir, de toucher et de me sentir touchée. Besoin irrationnel de chair humaine avide de craquer sous ma langue de volcan ardent, ardoise brisée de fragilité. Émanescence puérile. Évasement de phéromones à sens sexuel. Orgie pour mes mains de poutres d’ossements. Orange d’arachnides. Poésie de mots jetés à la figure et de sang en gelée; pierres coupantes comme du cristal sanglant de couteau abdominal

prose Il est difficile de s’imaginer (version remaniée)

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Il est difficile de s’imaginer

(version remaniée)

Il est difficile de s’imaginer seul dans un monde qui prône la vie à deux; deux de pique sans sagesse sans accroches, mais surtout pas sans anicroche
Il ne faut pas continuellement se pendre aux basques que dis-je, aux crochets de notre passé car sinon on risque de
seulement rester bloquer de ne point avancer et de reculer face à l’adversité qui s’engouffrera dans nos brèches les plus infimes car nous n’aurons jamais réussi
(en réalité) à colmater ces failles qui font défaillir
Il est triste de se voir dans ce miroir déformé interdis de penser
Défendu de songer à autre chose qu’à soi-même car il est de ce paysage effacé
se prenant à penser à un petit rien un je-ne-sais-quoi l’obsédant jusqu’à plus soif il n’a plus faim de toute façon : il est déjà rongé jusqu’à l’os déjà bue jusqu’à la lie la coupe du j’attends tout, mais en fait rien ne vient. Triste de se voir Dans cette haineuse image Comme si c’était une autre personne et pas nous Qui nous murmure C’est pour ton bien Sales rats; foutues pensées macérées Dans un bocal à mâcher Prêt-à-porter et à consommer Blanc de sang Et rouge de honte Il marche parmi les ombres plongées Soupirant…
… il a perdu son imagination Vagues sans lendemain sur une plage déserte de sable
rocs pointus s’enfonçant dans ses chairs il désire qu’une main fine, mais avide mette fin à ses attentes…

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prose Il est difficile de s’imaginer

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Il est difficile de s’imaginer seule dans un monde qui prône la vie à deux; deux de pique sans sagesse sans accroches, mais surtout pas sans anicroches.

Il ne faut pas continuellement se pendre aux basques que dis-je, au crochets de notre passé car sinon on risque de staller, de ne point avancer et de reculer face à l’adversité qui s’engouffrera dans nos brèches les plus infimes car nous n’aurons jamais réussi
(en réalité) à colmater ces failles qui font défaillir.

Il est triste de se voir dans ce
miroir déformé
qu’est celui de notre perception; anormal car la dite « société » nous dicte et nous fous du plomb dans la cervelle (ailée), gueulant à tort et à travers ses énoncés et ses paraphrases; points d’exclamations mais surtout, ses interdits.

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prose Des fois j’ai des envie de meurtre sur ma propre personne.

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Des fois j’ai des envie de meurtre.. sur ma propre personne. Je déteste tellement ça me chicaner pour un rien. Ça me déchire en deux. On dirait que mon univers lui-même se déchire. Juste pour quelques parcelles de conneries, même pas de quoi remplir un verre d’eau. Mais bien sûr. On en fait une tempête. Tellement qu’on sait plus où donner de la tête ni qu’est-ce qui nous as amenés à s’engueuler. comme des cons. Pour de bon. J’en sait foutrement rien. On se blesse à coups de couteaux alors qu’on essait de se coudre ensemble un avenir potable, mais sur des bases fragmentées et partiellement fondues.

Aucune idée.

Le cerveau veut déconnecter de la réalité, essayer de trouver le pourquoi du comment. La raison…n’est vraiment plus raisonnable. Le coeur a ses raisons.. de se fracturer.

I won’t become the thing I hate !
I won’t become this thing you hate !

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