Archive for the ‘poésie’ Category

poésie Héparine

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Hauteur
Éprouvée
Par
Association
Réaliste
Intestins
Nourris
D’épaves

Conjonctivite
Tacite
Mouvement explicite
Un « fuck you »
Réchauffe ma topographie acquise

Jaune comme les murs de marais salants
Éclaboussant de verve plantureuse
Mon masque imbibé de tripes amères
Rempli ma gorge de ta cyprine au goût d’amande
Compresse mes artères cyanosées
Respire ma mort

[J’aime comme tu implores.]

poésie l’ennui coule

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L’ennui coule de toi comme le gémissement d’un écorché
Tout va bien, me ment le rictus retroussé
Dents grincent. Porte mal fermée
Yeux croisent à peine le fer avec les miens
Mains froides… nuits passées à tes côtés… flancs gelés
L’ennui coule de toi. Épais, visqueux
Goudron le long d’une toiture, dégouttant
Fixant le vide pour mieux s’y aplatir
Sans destin, ni rien
Fondement d’une relation qui… quoi?
Qui, au juste, n’est plus
Goutte au fond d’un puits
Ersatz de vie

Particules de parfum sur t-shirt oublié
Orchestre suspendu de cris silencieux
Projection acidulée sur fond de langue serpentine
Retire-moi. Tes doigts. Viens en moi. Laisse-moi…?
Prends-moi petite mort
Vitrifie l’inconnue possédant celle que j’abhorre
Mange le remords
Attise ton feu
Éteins mon orgasme
Viens te perdre au creux de mes hanches
Jusqu’à ce que se putréfie… ta peau d’albâtre
L’ennui coule entre tes veines gorgées de cyprine
L’ennemi serpente entre des lèvres avides

19 février 2010

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poésie dévore

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Je suis un poisson mourant

Me débattant pour absolument rien

Dans une flaque d’eau sale

Autrefois mare miroitante

Je ne sens plus rien

Je compresse mon petit cœur

Qui se débats inutilement

Je le compresse pour qu’il sèche

Et tombe

Comme un petit bout de viande

Si petit, si ridicule

Fatigué de toujours se faire ronger l’espoir

Avaler la vitalité

Et de n’être que peine

Une fois vidé de toute substance…

Je n’ai jamais rien demandé

Sauf une existence

Mais elle me pèse

Lente chape cramoisie

M’étouffant…

M’asphyxiant…

Je veux me dévorer

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poésie comme il se doit

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Les mots se mélangent
S’entrechoquent
Mais la douleur
Demeure
Les coups de
Langue répétés
Ligne maintes fois
Aspirée
Blancheur divine
Douce endorphine
…Liquide…

Je..
ne..
peux…
plus…

respirer..

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poésie, writings forsaken

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I could perfectly make it hurt more

Sounds like I’d be the only one screaming

Je veux être un rebut de temps

Oubliée comme jadis ces enfants-soldats

Forsaken, ruthless among soft tissues

Scars that never ends

Qui n’en finissent plus de guérir

Soporifique tenue gastrique

Engin mal contenu, giclant son odeur

Spurting like an overheated engine

Destroying countless little birds

Oiseau palpitant en mon creux

Bouts d’ivoire perçant la membrane de mon diaphragme

Périnée de sang envoûtant nombre de faux prospère

Countless hours, drops of blood falling as the glass hour freezes time

Age but never wrinkle, as you wither inwardly

Count to ten, pretend like it’s even

Ensache ce verdoyant vide

Scellé sous plastique, stérilisé, démantibulé

Mange la peau de tes mains

Oblige le creux de tes reins

I want pain. Grief. The feeling of loss

To watch myself in a mirror

I want to fade. To glaze.

Sembler ne veut pas dire être

Paraître ne veux pas être superficiel

Ne jamais être en mesure d’aimer

Ne signifie pas un manque de volonté

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poésie, prose L’on ne cesse d’espérer

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Chemise enrobée de froid
Bras hurlant de viscosité
J’espère un toit en moi
Moiteur obscène, vile mortalité

Tuck your veins
Wait to gain
All hope is
Just a fetish

Wer bist du?
.. ich möchte dich
Aber du bist tot
[..buried in the ground]

Forêt d’un abysse impartial
Sanglante épopée… foutu bétail
Avare, cicatrice d’humain
Kaléidoscope de chair et de tripes
Épandu
Comme du fumier ardent
Impur d’existence… déchue
Avalée sans n’en laisser
Goutte qui suce le temps
Rognure de cerveau, lambeau de veine haletante
Abattement.
Coup.
Sur.
Coup.

Schlak!

Tombe la lame. Écrase les os. Aspire les artères.
Comme autant de moelle putrescente
Douce inspirée… couds tes paupières. Ne distingue plus que le frémissement de ma voix.
… oh que j’ai froid.

Rumeur de ville.
Sirène d’agonisant.
Polaroid de sang.
Play by play alarmant.

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poésie si vis pacem

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Je suis un bloc de granit
Sur lequel les gens tapent et s’acharnent
Et puis lorsque je m’effrite
Je n’ai plus aucun charme
Tout le monde s’en fout
Ils me brûlent par les deux bouts
Je ne suis que passage éphémère
« On dirait que t’as vécu l’enfer »
C’est pour cela que ceux m’approchant
Reculent tout aussitôt, cramant


Je suis un leucocyte
Cancer rampant dans mes veines dévastées
Débordant alors que je m’étiole, mal chronique
Sale rampant s’insinuant dans mon cerveau dénudé
Avide de comprendre, arrosé de copieux mensonges chinois
Manque de tactique pour évoluer
Pense à coup de dents cramoisies
Devant sentiments mis à nu, ne pas céder
Ranger ma peine de côté


J’inonde inutilement un océan déjà bondé
Gaspillage de réserves amoindries
La vérité du palpitant, existe-t-elle encore?
Où se porte le véritable intérêt, une fois le maléfice rompu?
Est-ce que la réalité vaut la peine d’être abordée?
Tu y goûtes puis sais que tu ne pourras le supporter
À quand un être qui n’aura pas peur?
Je me bats, seule, contre ces foutues craintes dissimulées


Je n’en peux plus.

Vous n’êtes qu’une armée de leurres


Jamais plus l’on ne m’ordonnera de respirer

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poésie je serais riche…

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Je serais riche…
… lorsque ton cri se déchirera contre ma cuisse
… lorsque ta vie s’écoulera entre mes mains
…alors que ton corps s’étire en de lointaines contrées
… au moment même où ta langue se posera contre la mienne
… alors que j’ose espérer que je vais être en mesure de me détacher de cette ..foutue coquille-traître
… dans une vie où je serais affranchie de tout ce qui fait mal et torture
… dans les bras de la création, nichée en son sein
… si jamais un jour je parviens à me sortir de cet enfer qu’est ma tête
… si le jour se lève et que ma cervelle n’est plus brûlée
… si je parviens à me libérer de cette gangue de pourriture qui me scie l’intérieur
… un jour alors que tu viendras me voir et que je te rejetterais en riant

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poésie fantasmes

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Tel un cuirassé en haute mer
Les déferlantes se déchirent contre le fer
De mon armure
La tangente n’est plus à prendre
À la légère
Saveur ténue de ton épiderme sous ma langue
Féroce objet de sensation remuant les bas-fonds
Remugles d’orgasmes sismiques
Tectoniques internes
Anarchie des sens; confusion de gémissements
Promets-moi de ne plus jamais te taire en ma présence
Jure que tu seras fidèle à ton coeur comme je le suis avec le mien, ce pauvre muscle de filigrane fatigué
Maculé de cicatrices fibreuses..
Staccato de courbes érodées. Spasmes en crescendo
Mange tes mots dans mon souffle
Murmure ta grâce dans mes doigts de feu
Pénètre mon âme à coups de dent dans mon cou
Provoque un raz-de-marée en ce lieu interdit
Permets-moi de t’affranchir de tes liens invisibles
Juste pendant un moment, ce précieux moment
L’enferment dans un vase clos… savourer chaque goutte du parfum de ton sang battant contre ma langue
Pareille à une lame ébréchée
La belle est couverte de brume
Comme une amante au petit matin
Pleurs de cyprine contre lèvres humides
Mouvement furtif, morsure de papier de verre
Halètement convulsif, promesse de jouissance
Doux frottement de sueur chaleur
Le cri inéluctable

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poésie Je voudrais..

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Je suis fatiguée de toujours penser.

Penser à toi alors que je sais que je n’aurai rien de toi

Ne promettre rien alors que les sangs s’échauffent et murmurent:

“N’aie pas peur.. Je ne te ferais pas mal”

Mais non.. Connaître par coeur la rengaine ne permet pas de s’en protéger d’une fois à l’autre.

Réagir différemment ne permet pas de pouvoir immuniser un coeur brisé maintes et maintes fois alors que les mains ne peuvent que crier de douleur.

Sale couleur que prend mon teint.. ne me demande plus pourquoi j’ai choisi vermillon.. Cela va si bien avec mon derme clair…

Je voudrais tant.. Promettre… et résister.. à ce désir qui me réduit en cendre..

Faucher cette foutue douleur et empêcher toute réaction non autorisée..

Je voudrais être un voleur. Kidnapper ton âme et l’emporter loin, très loin derrière cette montagne nommée trahison.

Je voudrais pouvoir écrire sans fin. Sans faim. Sans rien.

Je voudrais être en mesure de faciliter la transition entre l’humain et le vide.

Je voudrais tant que tu réalises.. la portée.. de tout ce que j’ai appris..

Je voudrais tant cristalliser ce moment. Ce simple moment. Dans une goutte d’eau..

Je voudrais tant boire à ta source et m’en repaître alors que cent malheurs nous tournoient autour.

Je voudrais vomir mes sentiments par les tripes. Dégueuler mon coeur, ce pauvre con. Ce foutu muscle sautant parfois quelques battements, le temps d’observer et de rire du monde autour.

Je voudrais tant provoquer une implosion. Me rendre laide.. Autant à l’extérieur qu’à l’extérieur.

Je voudrais connaître mes doigts sur les tiens. Ronger jusqu’à satiété le fil de la vie qui nous incombe. Tomber dans l’éternité-minute.

Je voudrais être surpuissante. Manger les risques et les recracher au loin. Triturer de mes phalanges meurtries le fruit d’un amour déchu.

Je voudrais être capable de t’aimer librement.

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