poésie → comme il se doit
Les mots se mélangent
S’entrechoquent
Mais la douleur
Demeure
Les coups de
Langue répétés
Ligne maintes fois
Aspirée
Blancheur divine
Douce endorphine
…Liquide…
Je..
ne..
peux…
plus…
respirer..
Les mots se mélangent
S’entrechoquent
Mais la douleur
Demeure
Les coups de
Langue répétés
Ligne maintes fois
Aspirée
Blancheur divine
Douce endorphine
…Liquide…
Je..
ne..
peux…
plus…
respirer..
Why is it still
So hard to breathe
When I
Just beg to be
Gagged and cut
To feel something
Trickle down my thighs
Why do I
Always go back
To where it hurts
The most
When I
Want to
Carve
My skin
Obliterate..
everything..
that I might have..
ever done..
for you
24.11.09
Tired of the end of the worlds
Tired of your sick little faces
Tired on how good you think
[You fake
Sink
Shit
You piece of shit
Sit tight
Airtight… locked away
Millions strangers judging you
By the color of your book
Millions stabs through you
Bleed white blood
[Color of your lies
Sink your face
In your rotting guts
See what’s inside
Does it smell good?
Do you want to taste it?
The taste of hypocrisy
Sing for me, fucker
Sing your own eulogy
I could perfectly make it hurt more
Sounds like I’d be the only one screaming
Je veux être un rebut de temps
Oubliée comme jadis ces enfants-soldats
Forsaken, ruthless among soft tissues
Scars that never ends
Qui n’en finissent plus de guérir
Soporifique tenue gastrique
Engin mal contenu, giclant son odeur
Spurting like an overheated engine
Destroying countless little birds
Oiseau palpitant en mon creux
Bouts d’ivoire perçant la membrane de mon diaphragme
Périnée de sang envoûtant nombre de faux prospère
Countless hours, drops of blood falling as the glass hour freezes time
Age but never wrinkle, as you wither inwardly
Count to ten, pretend like it’s even
Ensache ce verdoyant vide
Scellé sous plastique, stérilisé, démantibulé
Mange la peau de tes mains
Oblige le creux de tes reins
I want pain. Grief. The feeling of loss
To watch myself in a mirror
I want to fade. To glaze.
Sembler ne veut pas dire être
Paraître ne veux pas être superficiel
Ne jamais être en mesure d’aimer
Ne signifie pas un manque de volonté
Chemise enrobée de froid
Bras hurlant de viscosité
J’espère un toit en moi
Moiteur obscène, vile mortalité
Tuck your veins
Wait to gain
All hope is
Just a fetish
Wer bist du?
.. ich möchte dich
Aber du bist tot
[..buried in the ground]
Forêt d’un abysse impartial
Sanglante épopée… foutu bétail
Avare, cicatrice d’humain
Kaléidoscope de chair et de tripes
Épandu
Comme du fumier ardent
Impur d’existence… déchue
Avalée sans n’en laisser
Goutte qui suce le temps
Rognure de cerveau, lambeau de veine haletante
Abattement.
Coup.
Sur.
Coup.
Schlak!
Tombe la lame. Écrase les os. Aspire les artères.
Comme autant de moelle putrescente
Douce inspirée… couds tes paupières. Ne distingue plus que le frémissement de ma voix.
… oh que j’ai froid.
Rumeur de ville.
Sirène d’agonisant.
Polaroid de sang.
Play by play alarmant.
Je suis un bloc de granit
Sur lequel les gens tapent et s’acharnent
Et puis lorsque je m’effrite
Je n’ai plus aucun charme
Tout le monde s’en fout
Ils me brûlent par les deux bouts
Je ne suis que passage éphémère
« On dirait que t’as vécu l’enfer »
C’est pour cela que ceux m’approchant
Reculent tout aussitôt, cramant
Je suis un leucocyte
Cancer rampant dans mes veines dévastées
Débordant alors que je m’étiole, mal chronique
Sale rampant s’insinuant dans mon cerveau dénudé
Avide de comprendre, arrosé de copieux mensonges chinois
Manque de tactique pour évoluer
Pense à coup de dents cramoisies
Devant sentiments mis à nu, ne pas céder
Ranger ma peine de côté
J’inonde inutilement un océan déjà bondé
Gaspillage de réserves amoindries
La vérité du palpitant, existe-t-elle encore?
Où se porte le véritable intérêt, une fois le maléfice rompu?
Est-ce que la réalité vaut la peine d’être abordée?
Tu y goûtes puis sais que tu ne pourras le supporter
À quand un être qui n’aura pas peur?
Je me bats, seule, contre ces foutues craintes dissimulées
Je n’en peux plus.
Vous n’êtes qu’une armée de leurres
Jamais plus l’on ne m’ordonnera de respirer
Sometimes I feel the darkness within me
I can touch it. It smells like glue
Wish so much your lips weren’t so blue
Though killing me would set you free?
[Understand me, is it so hard?]
Darkness attracts light from others
Only for a limited time
Limited range of access
Then it fades away, as surely as dust in the wind
[Try to feel what I feel, for once]
Shivering from every pore of skin, my mind ablaze
Spots of sun on the floor, such as blood from the morning sin
The mourning sign
Interact as if nothing ever happened
“Now death will occur slowly. Pardon me if I’m still breathing.”
[Shivering like blood wind]
Collapse your breath… Entangle those ropes around my wrists, slither my neck
«L’Enfer froid de solitude ne se tarit que lorsque je ferme les yeux. De peur, je me recroqueville et pris je-ne-sais-qui. »
Between my heart and my soul, shoot to kill
Burn everything
Prevent me from thinking
Especially about you
Because you do not think about me
It swallows me
I disappear from the surface
From every other place your hands ever laid on
It’s a tougher burden than what I’ve figured before, being alone
Trying to be intact so my shoulders are always available for people to shove things at
Helping fixing others, but can’t fix myself
The darkness, it invades me
I was buried alive in it before I even crossed the living border
«La solitude se recroqueville en son linceul. Et la laisse seule. »
Those things hidden inside you
So deep you’re unable to unveil them,
Reveal them for fears to be misunderstood
Betrayed and stabbed with the trust that took so long
To establish and keep
Under react, pretend not to face to brutal facts
Ignore any possible warnings
For it is just a question of warming
That cold piece of meat that once was called a heart
Pumping blood into me won’t save you
Choking my pores with your lies won’t do
Especially when words and hands are not agreeing
On the way of talking
It might sound sweet to your culprit
But deep down, your demon laughs with their lack of spirit
What about me? I doubt there is something about me?
I’m just the tip
Of a much more
Bigger scheme
Beg not to shine
Nor can I be uncovered
For I am… just a fuckin’ crime.
Je serais riche…
… lorsque ton cri se déchirera contre ma cuisse
… lorsque ta vie s’écoulera entre mes mains
…alors que ton corps s’étire en de lointaines contrées
… au moment même où ta langue se posera contre la mienne
… alors que j’ose espérer que je vais être en mesure de me détacher de cette ..foutue coquille-traître
… dans une vie où je serais affranchie de tout ce qui fait mal et torture
… dans les bras de la création, nichée en son sein
… si jamais un jour je parviens à me sortir de cet enfer qu’est ma tête
… si le jour se lève et que ma cervelle n’est plus brûlée
… si je parviens à me libérer de cette gangue de pourriture qui me scie l’intérieur
… un jour alors que tu viendras me voir et que je te rejetterais en riant
Tel un cuirassé en haute mer
Les déferlantes se déchirent contre le fer
De mon armure
La tangente n’est plus à prendre
À la légère
Saveur ténue de ton épiderme sous ma langue
Féroce objet de sensation remuant les bas-fonds
Remugles d’orgasmes sismiques
Tectoniques internes
Anarchie des sens; confusion de gémissements
Promets-moi de ne plus jamais te taire en ma présence
Jure que tu seras fidèle à ton coeur comme je le suis avec le mien, ce pauvre muscle de filigrane fatigué
Maculé de cicatrices fibreuses..
Staccato de courbes érodées. Spasmes en crescendo
Mange tes mots dans mon souffle
Murmure ta grâce dans mes doigts de feu
Pénètre mon âme à coups de dent dans mon cou
Provoque un raz-de-marée en ce lieu interdit
Permets-moi de t’affranchir de tes liens invisibles
Juste pendant un moment, ce précieux moment
L’enferment dans un vase clos… savourer chaque goutte du parfum de ton sang battant contre ma langue
Pareille à une lame ébréchée
La belle est couverte de brume
Comme une amante au petit matin
Pleurs de cyprine contre lèvres humides
Mouvement furtif, morsure de papier de verre
Halètement convulsif, promesse de jouissance
Doux frottement de sueur chaleur
Le cri inéluctable